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Mali : les rapts d’étrangers revendiqués par Aqmi, qui diffuse des photos des otages

Par Jeune Afrique

L'hôtel Dombia, où ont été enlevés deux Français, le 24 novembre 2011 à Hombori, au Mali. © Dombiahotel.org/AFP/Archives

Jeudi 8 décembre, un communiqué signé d’Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais non authentifié, a revendiqué les enlèvements des deux Français et des trois Européens de la fin du mois de novembre au Mali.

Mis à jour à 19h30.

Le communiqué d’Aqmi, reçu sous forme de courrier électronique et entièrement rédigé en arabe a été envoyé jeudi 8 décembre au bureau de l’AFP à Rabat au Maroc. « Nous revendiquons l’enlèvement le 24 novembre des deux français, travaillant pour les services de renseignement de la France, Philippe Verdon et Serge Lazarevic, ainsi que celui de trois Européens, le lendemain à Tombouctou » y est-il indiqué. « Nous ferons savoir prochainement nos revendications à la France et au Mali » ajoute le texte. Le lendemain, Aqmi faisait paraître des photos de ses nouveaux otages via l’Agence mauritanienne d’information (voir les deux photos ci-dessous).

Philippe Verdon et Serge Lazarevic aux mains de leurs ravisseurs.

© AFP

Déjà, mardi 6 novembre, des sources sécuritaires à Bamako confirmaient que l’Aqmi était responsable de l’enlèvement des Français Philippe Verdon et Serge Lazarevic à Hombori, dans le nord-est du Mali. Les deux hommes, présentés d’abord comme des géologues travaillant pour une entreprise malienne, avaient disparus le 24 novembre, victimes d’un rapt par des hommes armés. Leur prise en otage constituerait « une réponse aux agressions répétées de la France contre les musulmans des pays du Sahel », selon le communiqué.

Le lendemain du 24 novembre, l’enlèvement des Français avait été suivi de la mort d’un touriste allemand à Tombouctou. L’homme, tué alors qu’il tentait de résister à des hommes armés, n’a pu empêcher le kidnapping des trois autres Européens qui se trouvaient avec lui (en photo ci-dessous, © AFP).

Aqmi vise délibérément le Mali

Ce n’est pas un hasard si le Mali a été désigné par Aqmi comme le lieu des rapts : le pays « a été choisi exprès en raison de l’implication du régime d’Amadou Toumani Touré dans une guerre contre les Moujahidine, en réponse aux pressions exercées sur lui par la France et les États-unis », a précisé le communiqué.

Les mêmes sources sécuritaires de Bamako ont confirmé l’implication de deux Maliens dans les enlèvements, ainsi que celle de combattants d’Aqmi venant des camps du Front Polisario, dans l’ouest algérien. Soutenu par l’Algérie, le Polisario est un mouvement armé qui revendique l’autodétermination pour le Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975.

(Avec AFP)

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