Fermer

RDC : Tshisekedi prête serment chez lui, des manifestants dispersés

Par Jeune Afrique

L'armée congolaise est déployée dans les rues de Kinshasa. © AFP

Malgré l’interdiction de tout rassemblement en faveur d’Étienne Tshisekedi décrétée par les autorités congolaises ce vendredi 23 décembre, quelques centaines de contestataires se sont rassemblés aux abords du QG général de l’opposant et du grand stade des Martyrs de Kinshasa. La police les a dispersés avec du gaz lacrymogène et des coups de feu ont été entendus. Étienne Tshisekedi a prêté serment dans sa maison de Limete.

Ils sont « quelques centaines » de Congolais à braver l’interdiction de manifester en faveur du président autoproclamé Étienne Tshisekedi, selon la BBC. Des contestataires qui se sont regroupés dans le quartier de Limete, bastion de « Tshi-Tshi », ainsi que près du stade des Martyrs de Kinshasa, où le leader de l’UDPS, qui rejette la réélection du président Joseph Kabila investi mardi 20 décembre, a prêté serment chez lui vendredi 23 décembre devant des dizaines de partisans et des responsables de l’opposition. Prévue initialement au stade des Martyrs de Kinshasa, enceinte de 80 000 places, la prestation de serment d’Étienne Tshisekedi n’a pu s’y dérouler, l’armée y bloquant les accès.

Les forces de l’ordre congolaises, déployées partout dans la ville, ont dispersé ces manifestants avec du gaz lacrymogène et des canons à eau. Selon plusieurs témoins, de nombreuses interpellations ont également eu lieu.

Des blindés autour du stade des Martyrs

Devant la maison d’Étienne Tshisekedi, ses supporters dénoncent les agissements de la police. « Tout le peuple congolais a voté pour lui. Pourquoi ils veulent tuer le peuple congolais ? Qu’on laisse notre président sortir pour qu’on aille avec lui au stade », a déclaré l’un d’entre eux.

Si la capitale n’est pour le moment le théâtre de violences, la tension est maximale. Des blindés de la Garde républicaine et un important dispositif policier sont déployés aux abords du stade des Martyrs, le plus grand de Kinshasa avec 80 000 places.

« Regardez, ils ont déployé des chars de combat. Pour faire quoi ? Qu’ils les envoient dans l’est (du pays) où il y a la guerre. Ils doivent nous laisser protester pacifiquement. Si ça continue on va aussi appliquer la force », clame un opposant.

Une journée décisive s’avance d’ores et déjà pour le président Joseph Kabila, dont l’élection est entachée de fraudes massives. Les prochaines heures seront sous haute tension à Kinshasa. 

(Avec agences)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici