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Libye : les armes chimiques non déclarées de Kadhafi

Rassemblement à Benghazi, après la capture de Kaddafi le 23 octobre 2011. © AFP

L’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a confirmé vendredi 20 janvier 2012 que le stock d’armes retrouvées par les nouvelles autorités libyennes était bien constitué d’armes chimiques non déclarées.

Le régime de feu Mouammar Kadhafi disposait d’armes chimiques non déclarées. C’est ce qu’a annoncé l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) vendredi 20 janvier après une visite en Libye.

À la demande des nouvelles autorités, une équipe de l’Organisation s’est rendue dans le pays entre le 17 et le 19 janvier, afin d’étudier un stock d’armes, retrouvé par le Conseil national de transition (CNT) après la chute du régime Kadhafi.

« Les inspecteurs ont examiné les munitions, principalement des obus, et ont déterminé qu’il s’agissait de munitions chimiques et qu’elles étaient donc déclarables », a précisé l’OAIC dans un communiqué.

Gaz moutarde

Le 28 novembre, le CNT avait signalé officiellement à l’OIAC avoir trouvé ce que les nouvelles autorités pensaient être des armes chimiques, tout un stock qui n’avait pas été déclaré par l’ancien régime.

« Tout le matériel nouvellement déclaré est entreposé dans un dépôt de Ruwagha dans le sud-est libyen, au même endroit que des quantités de gaz moutarde et de produits chimiques qui avaient été déclarés par le gouvernement Kadhafi », a expliqué l’OAIC.

En 2004, la Libye de Kadhafi rejoint l’Organisation, qui siège à La Haye. Il lui restait cependant à éliminer 11,5 tonnes de gaz moutarde, soit 45% de son stock initial, lorsque la rébellion s’est déclenchée en février.

Le gaz moutarde, qui porte aussi le nom d’ypérite provoque de graves brûlures chimiques aux yeux, sur la peau et aux poumons.

(Avec AFP)

 

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