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Nord-Mali : l’armée découvre les corps d’une quarantaine de militaires à Aguelhok

Face au MNLA, l'armée malienne se déploie en force au Nord-Mali. © Kambou Sia/AFP

Les rebelles touaregs du MNLA alliés aux salafistes étaient déjà loin à l’arrivée des renforts militaires, mercredi à Aguelhok, où les corps de 41 soldats maliens ont été découverts dans une fosse commune creusée dans le camp militaire. Par ailleurs, jeudi matin, la ville Anderamboukane, à la frontière Mali-Niger, aurait été prise par les rebelles.

Mis à jour à 18 heures 45

Les rebelles du MNLA et les salafistes qui avaient pris Aguelhok mardi sont sortis de la ville la nuit suivante, avant l’arrivée des renforts de l’armée. Lorsque les soldats maliens sont entrés dans la ville, le lendemain après midi, ils ont découvert dans les rues plusieurs cadavres de civils, probablement victimes de balles perdues et, dans le camp militaire, une fosse commune à ciel ouvert. « Il y avait les corps de 41 militaires maliens tués par balle ou exécutés à l’arme blanche », assure une source indépendante de Kidal. Une information confirmée par des responsables sécuritaires et des notables du Nord-Mali.

Selon plusieurs témoignages, en plus du groupe salafiste Anssar dine d’Iyad Ag Ghaly, les hommes d’Abou Zeid, un émir d’Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont pris part aux combats d’Aguelhok. Probablement par vengeance, de nombreux « frères » djihadistes d’Ag Ghaly ayant été tués par l’armée malienne lors du premier assaut sur la ville, le 18 janvier dernier.

Et les combats continuent. « La ville d’Anderamboukane a été prise d’assaut par les rebelles du MNLA, ce jeudi matin. Les quelques 40 soldats qui sont là bas ne font pas le poids », se lamente une source indépendante au Nord-Mali. « C’est un petit poste militaire et c’est possible que ce poste ait déjà été pris par les rebelles », dit une source militaire au Nord Mali. En fin de journée, c’était au tour de la ville de Léré, à quelque 900 km plus à l’ouest, près de la frontière mauritanienne, d’être attaquée.

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Par Baba Ahmed, à Bamako

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