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Tunisie : Christine Lagarde apporte le soutien du FMI à la « transition démocratique »

Hamadi Jebali s'entretient avec Christine Lagarde, le 1er février 2012. © AFP

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), s'est rendue en Tunisie pour 48 heures ce mercredi 1er février. L'occasion d'assurer au pays, qui traverse actuellement une grave crise économique, le "soutien" de l'institution financière.

Première visite en Tunisie pour la directrice du Fonds monétaire international (FMI). Christine Lagarde est arrivée mercredi 1er février à Tunis, où elle a été accueillie par le gouverneur de la Banque centrale tunisienne Mustapha Kamel Nabli. La française s’est également entretenue avec le Premier ministre Hamadi Jebali.

Également prévu au programme : une rencontre avec le président tunisien Moncef Marzouki, ainsi que des discussions avec des responsables de la puissante centrale syndicale UGTT. Christine Lagarde devrait participer jeudi 2 février à une discussion avec des chefs d’entreprises tunisiens et rencontrera des femmes de la société civile, avant de se rendre en Arabie Saoudite.

La visite de la directrice du FMI intervient alors que le pays traverse une grave crise économique, et enregistre une croissance négative et un taux de chômage à 18%. Une situation préoccupante, renforcée par la crise européenne, dont les pays sont les principaux partenaires de la Tunisie. Mais Christine Lagarde tient à assurer du « soutien de l’institution financière à la transition démocratique », et souhaite établir le contact avec les nouvelles autorités issues des élections du 23 octobre, selon son entourage.

"Potentiel"

Pourtant, selon des sources économiques, le pays, traditionnel « bon élève » du FMI, « dispose d’une marge de manœuvre et de potentiel ». Le  taux d’endettement public est par exemple relativement faible (40% du PIB contre, à titre d’exemple, 180% du PIB en Grèce).

Parmi les priorités à mettre en œuvre : « l’assainissement » de l’environnement des affaires et surtout le développement des régions déshéritées du centre du pays.

Pour le moment, les autorités tunisiennes n’ont pas sollicité de prêt, mais le FMI « est prêt à répondre à toute demande », selon des sources proches de l’institution financière.

(Avec AFP)
 

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