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Tunisie : acquittement de l’ancien Premier ministre libyen Mahmoudi

L'avocat de Al-Baghdadi Al-Mahmoudi demande la libération de son client. © Fethi Belaid/AFP

Poursuivi pour être entré illégalement en Tunisie le 21 novembre 2011, l'ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi a été finalement acquitté mardi 14 février. Il est néanmoins toujours sous le coup d'une double demande d'extradition des autorités libyennes.

L’acquittement de l’ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi a été définitivement entériné mardi 14 février par la justice tunisienne, a annoncé mardi son avocat Me Kourchid.

Jugé en comparution immédiate par le tribunal de Tozeur pour « franchissement illégal de la frontière » tunisienne quelques semaines après la chute du régime Kadhafi, il avait été condamné le 22 septembre à six mois de prison, avant d’être acquitté en appel quelques jours plus tard. Mais la Cour de cassation avait ensuite cassé le jugement et renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel de Tozeur.

« Sur le plan légal, il n’y a aucune raison de le maintenir en prison (…) nous demandons par conséquent sa libération immédiate», a immédiatement réagi l’avocat de Baghdadi Mahmoudi, incarcéré depuis fin septembre à la prison de la Mornaguia, près de Tunis.

"L’honneur tunisien ne nous permet pas de le livrer à la Libye"

Les ennuis judiciaires sont pourtant loin d’être terminés pour l’ex-Premier ministre sous le coup de deux demandes d’extradition de la part des autorités libyennes. La justice tunisienne a statué positivement les 8 et 25 novembre, mais l’ancien président par intérim tunisien Fouad Mebazaa avait refusé de signer le décret d’extradition, alors que les deux pays sont liés par une convention d’entraide et de coopération judiciaires signée en 1961, qui prévoit notamment des mesures d’extradition.

Moncef Marzouki avait déclaré en janvier dernier qu’il était prêt à extrader Mahmoudi si les autorités intérimaires libyennes garantissaient la tenue d’un procès équitable. « La Tunisie n’a pas de problèmes avec la Libye, mais tant que ses institutions politiques et judiciaires n’ont pas été mises en place, l’honneur tunisien ne nous permet pas de livrer Baghdadi Mahmoudi à la Libye. Mais dès qu’elle aura toutes ses instances légitimes, on le fera », a de nouveau déclaré le président tunisien dimanche à Alger.

La défense de l’ancien Premier ministre et des organisations de défense des droits de l’homme estiment qu’il sera exécuté s’il est remis à la Libye.

(Avec Agences)

 

 

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