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Côte d’Ivoire : bonne performance des banques ivoiriennes en 2011

Le bilan cumulé du secteur bancaire ivoirien se situe à 5,9 milliards d'euros en 2011. © Luc Gnago/Reuters

Selon l'association professionnelle APBEF-CI, les banques commerciales ivoiriennes sont en forme. Leurs bilans comme le taux de bancarisation du pays sont en nette progression depuis quelques années, malgré l’instabilité politique du pays.

Malgré la crise postélectorale de 2010-2011, le secteur bancaire ivoirien est florissant, affirme l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI). Les établissements ivoiriens (publiques et privés) ont réalisé un bilan cumulé de près de 4 000 milliards de FCFA (6 milliards d’euros) en 2011, en augmentation de 37% sur quatre ans, a annoncé mardi Souleymane Diarrassouba, président de l’APBEF-CI, lors d’une cérémonie de présentation du bilan du secteur.

« C’est une performance », a commenté Diarrassouba. « Tous les jours des milliers de comptes sont ouverts dans toutes les banques de Côte d’Ivoire », a-t-il poursuivi, alors que le taux actuel de bancarisation est évalué à 10% sur une population de 22 millions d’habitants. De 2008 à 2011, le nombre de comptes dans les 21 banques du pays est passé de 879 478 à 1 847 837, soit une augmentation de 110%, a-t-il ajouté.

Banques de proximité

Selon l’association, le bilan cumulé est passé de 2 867 milliards de FCFA (4,3 milliards d’euros) en 2008 à 3 914 milliards en 2011 (5,9 milliards d’euros). « Les banques ont été plus proches, en collectant l’épargne auprès des ouvriers, des paysans, des commerçants, etc…. », a expliqué Diarrassouba.

Selon les banquiers ivoiriens, ces performances devraient s’améliorer, en raison des perspectives positives de croissance pour 2012. Lundi, Charles Diby Koffi, le ministre ivoirien de l’Économie, avait estimé que l’année 2012 marquerait, pour la première fois depuis plus de dix ans, le retour à une croissance forte du PIB (Produit intérieur brut), projeté à 8,5% contre -5% en 2011. Reste que le secteur bancaire ivoirien souffre d’une grande dispersion de l’offre contre laquelle le gouvernement entend lutter dans les prochaines années.

(Avec AFP)

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