Cameroun : Lavagne n’a toujours pas signé son contrat, ambiance…

Denis Lavagne, entraîneur de l'équipe nationale du Cameroun. © AFP

Nommé fin octobre dernier à la tête des Lions indomptables du Cameroun, le Français Denis Lavagne n’a toujours pas signé son contrat. Et le nouveau ministre des Sports, Adoum Garoua, ne semble guère pressé de le faire…

Le Cameroun n’en rate pas une. Quatre mois après le refus des joueurs d’aller affronter l’Algérie en match amical à Alger le 15 novembre, le quadruple champion d’Afrique se donne une nouvelle fois en spectacle. Avec cette fois-ci, le contrat de Denis Lavagne comme épicentre des débats. Le sélectionneur français, nommé le 28 octobre dernier pour une durée de deux ans, n’a toujours pas signé son contrat. Alors que l’ancien ministre des Sports, Michel Zoah, n’avait pas apposé sa signature au bas du document, son successeur, Adoum Garoua, ne l’a toujours pas fait lui non plus. « Il se demande pourquoi Zoah n’avait pas signé, et s’interroge sur les raisons de la nomination de Lavagne, qui n’a pas un gros CV », assure une source proche de la Fécafoot.

Otage

Le Français semble être otage des mauvaises relations notoires entre Mohamed Iya, président de la Fécafoot et ancien patron du Cotonsport Garoua (l’ex club de Lavagne), et le ministère des Sports. « Iya a beaucoup d’opposants. Il dirige la Sodecoton depuis 30 ans, la Fécafoot… Et comme c’est lui qui a nommé Lavagne, on cherche à lui mettre des bâtons dans les roues, sous prétexte que celui-ci n’a pas un gros passé d’entraîneur, et qu’il n’a pas l’envergure pour diriger une équipe comme le Cameroun. Tout cela, c’est politique », assure cette même source.

« Si on m’avait demandé de nommer un sélectionneur, je n’aurais pas choisi Lavagne. Mais maintenant, il est là, il faut l’aider, assure Patrick Mboma, l’ancien attaquant des Lions. Avant d’arriver au Cameroun, Claude Le Roy et Pierre Lechantre, n’avaient pas un gros passé, et ils ont eu des résultats. Le chantier du football camerounais est énorme, et on se concentre seulement sur le cas du coach », se désole-t-il.

Lavagne reste discret

Le sélectionneur du Cameroun, qui passe quelques jours de congés en France, se montre pour l’instant discret. « Je dois retourner à Yaoundé le 22 mars, et j’espère que la situation évoluera vite », a déclaré ce dernier. Lavagne, dont les débuts à la tête du Cameroun (deux victoires et un nul) sont encourageants, n’ignore rien de la fragilité de sa position. « Soit il signe son contrat, et tout rentre dans l’ordre. Soit il ne le signe pas, et à la première défaite, le ministère tentera de le virer », reprend la source proche de la Fécafoot.

 

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