Fermer

Gabon : Olam se lance dans l’hévéa

Un saigneur entaille le tronc d'un hévéa pour recueillir la sève à Ikembélé. © Tiphaine Saint-Criq pour J.A.

Le gouvernement gabonais et le groupe singapourien Olam annoncent un partenariat pour un investissement de 183 millions de dollars dans la production de caoutchouc.

Après l’huile de palme, le caoutchouc. Très actif au Gabon, le groupe singapourien Olam et le gouvernement de ce pays viennent de conclure un nouvel accord prévoyant un investissement de 91,5 milliards de francs CFA, soit 183 millions de dollars, dans le développement d’une plantation d’hévéa et la construction d’une usine de transformation. Ce nouveau projet est une coentreprise détenue à 80% par le singapourien et à 20% par l’État gabonais.

Concrètement, la création de la plantation démarrera en 2013 dans la zone de Bitam (nord du Gabon), sur une superficie de 28 000 hectares qui sera portée 50 000 ha dans une seconde phase. Le première récolte est prévue pour 2020 avec un objectif de production de 62 000 tonnes par an. L’usine de transformation du latex naturel, quant à elle, aura une capacité quotidienne de 225 tonnes. 

Outre les conditions climatiques favorables, « les avantages fiscaux offerts (sur le long terme) par le gouvernement gabonais pour des projets de cette envergure », font du pays l’un des pays les plus compétitifs pour ce type d’investissement, a indiqué Gagan Gupta, le directeur le Directeur général  d’Olam. Il faut aussi ajouter que la demande mondiale du caoutchouc est en constante hausse de 3,5% par an.

6000 emplois directs

Autre aspect important de ce projet, souligne le ministre Magloire Ngambia, en charge de la Promotion des Investissements, « c’est son impact socio-économique : à terme, plus de 6000 emplois directs et 5000 emplois indirects seront créés, avec en soutien un réel programme de formation assuré par Olam autant pour des postes qualifiés que pour la main d’œuvre nécessaire au niveau des plantations et de l’usine », affirme-t-il.

Au Gabon, le groupe Olam est déjà partie prenante (60%) de la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville (200 millions de dollars d’investissement) et de celle de l’île Mandji, à Port -Gentil ( environ 63% de 1,3 milliard de dollars). Par ailleurs, le singapourien développe actuellement dans plusieurs régions du pays plus de 100 000 hectares de culture du palmier à huile, le tout pour un investissement de 1,54 milliard de dollars. L’objectif de ce dernier projet est de faire du pays, le premier producteur d’huile de palme en 2017.

 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici