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Sénégal : Macky Sall prête serment devant une dizaine de chefs d’État africains

Macky Sall a largement remporté la présidentielle sénégalaise du 25 mars. © Issouf Sanogo/AFP

C’est en présence d’une dizaine de chefs d'État africains, dont Alassane Ouattara, Denis Sassou Nguesso et Boni Yayi, que le nouveau président du Sénégal Macky Sall a prêté serment lundi 2 avril à Dakar.

Macky Sall, 50 ans, est officiellement le nouveau président du Sénégal. Vainqueur de l’élection présidentielle du 25 mars avec 65% des voix contre 34% à son ancien mentor, le président sortant Abdoulaye Wade, le candidat victorieux de la coalition Benno Bokk Yakkar (Unis pour le même espoir, en wolof) a prêté serment lundi 2 avril à Dakar. La passation de pouvoir entre Wade et Sall devait avoir lieu dans la foulée au palais présidentiel, en centre-ville.

L’ancien Premier ministre a juré « d’observer et de faire observer les dispositions de la Constitution sénégalaise », notamment de « défendre l’intégrité territoriale ».

La prestation de serment s’est déroulée sous un chapiteau installé dans les jardins de l’hôtel King Fadh du quartier des Almadies, devant quelque 2 000 personnes dont une dizaine de chefs d’État africains, parmi lesquels l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf et le Béninois Boni Yayi, président en exercice de l’Union africaine (UA).

Le Conseil constitutionnel se félicite

La France était représentée par son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Lionel Jospin, ancien Premier ministre, et Harlem Désir, secrétaire national du Parti socialiste français étaient également présents pour le compte de François Hollande, principal challenger de Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle.

Dans un discours précédent la prestation de serment, le président du Conseil constitutionnel, Cheikh Tidiane Diakhaté s’est réjoui que le scrutin présidentiel (premier tour du 28 février et le second du 25 mars) se soit déroulé dans la plus grande transparence en dépit des prédictions les plus alarmistes.

Il a également estimé qu’en validant à la fin de janvier la candidature d’Abdoulaye Wade, les cinq sages du Conseil constitutionnel avaient « accompli leur devoir ». La décision du Conseil avait été suivie de violences qui, pendant quatre semaines, ont fait de six à quinze morts et au moins 150 blessés.

(Avec AFP)
 

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