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Algérie – Djebbour : « Avec Halilhodzic, on est dans le vrai ! »

Rafik Djebbour (à g.), attaquant de l'Olympiakos. © AFP

À 28 ans, Rafik Djebbour a déjà marqué onze buts avec l’Olympiakos Le Pirée, leader du championnat grec. Suivi par plusieurs clubs européens en vue de la saison prochaine, l’attaquant international algérien aborde également  sans langue de bois le passé et l’avenir des Fennecs.

Jeune Afrique : Allez-vous rester à l’Olympiakos Le Pirée la saison prochaine ?

Rafik Djebbour : Mon contrat m’engage encore pendant deux ans, et je me sens bien en Grèce.  Je joue dans ce pays depuis 2005, mais il arrivera un moment où j’aurai peut-être envie de découvrir autre chose, d’évoluer dans un autre championnat, plus huppé.

Vous êtes né à Grenoble, et vous êtes passé par Auxerre avant de partir à l’étranger. Un retour en France vous paraît-il envisageable ?

Pourquoi pas ? J’aime aussi beaucoup le championnat allemand. Je pense avoir encore quelques belles années devant moi pour jouer dans un grand championnat européen. Mais pour l’instant, il n’y a pas d’offre, je suis sous contrat, et les dirigeants des clubs grecs ne sont pas du genre à laisser partir facilement leurs joueurs.

Vahid Halilhodzic ne vous a pas retenu pour le match en Gambie (2-1, le 29 février en éliminatoires de la CAN 2013), et en Algérie, certains s’interrogent déjà sur votre avenir en sélection…

C’est toujours comme ça en Algérie. Si le sélectionneur ne vous appelle pas pour un match, soit vous êtes nul, soit il ne veut plus de vous ! S’il ne m’a pas pris, c’est parce que je me rétablissais d’une blessure. Avec Halilhodzic, on repart sur de nouvelles bases. Avec lui, on est dans le vrai !

Vous voulez dire qu’avant lui, elle était dans le faux ?

Oui. La Coupe du Monde 2010 aurait dû être mon meilleur souvenir de footballeur. C’est l’inverse qui s’est produit. On a mal préparé le tournoi. En Afrique du Sud, qu’avons-nous fait, à part défendre et jouer la contre-attaque ? Rien ! Halilhodzic a été un grand attaquant, et il veut que maintenant nous jouions un football d’attaque. L’Algérie doit être ambitieuse, pas frileuse !

Qu’a-t-il apporté ?

Il sait « lire » les joueurs. Il a travaillé en Europe, et cela se voit. Il est très exigeant dans l’approche des matches. La préparation physique est pointue. Il ne fait pas des choses extraordinaires. Seulement, elles sont bien faites ! On va maintenant essayer d’atteindre le premier objectif, la CAN 2013. Et ensuite, la Coupe du Monde 2014.

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Propos recueillis par Alexis Billebault

 

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