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RDC : Augustin Matata Ponyo, un technocrate nommé Premier ministre

Augustin Matata Ponyo, le nouveau Premier ministre de la RDC, vient du monde de la banque. © Capture d'écran YouTube

L'ex-ministre des Finances de la RDC, Augustin Matata Ponyo, a été nommé Premier ministre par Joseph Kabila. Le gouvernement de ce technocrate de 47 ans, qui a survécu à un grave accident d'avion en février dernier, est attendu dans les prochains jours.

Après de longs mois de négociations entre les différentes factions qui soutiennent le président difficilement réélu Joseph Kabila, le nouveau Premier ministre de la RDC a enfin été nommé. Il s’agit d’Augustin Matata Ponyo Mapon, 47 ans, ministre des Finances depuis février 2010. Il a survécu à l’accident d’avion du 12 février dernier à Bukavu (est), dans lequel six personnes sont mortes dont l’éminence grise du chef de l’État, Augustin Katumba Mwanke.

« Le président de la République (…), vu l’urgence et la nécessité, ordonne que soit nommé Premier ministre, chef du gouvernement, monsieur Augustin Matata Ponyo Mapon », indique l’ordonnance lue à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) par André Ngwej, le directeur de la presse présidentielle.

Formé à Kinshasa

Originaire de Kindu (centre) et formé à Kinshasa, Augustin Matata Ponyo devrait former le nouveau gouvernement dans les prochains jours – peut-être ce week-end, selon un ministre. Le nouveau Premier ministre a la réputation d’être un technocrate peu partisan. Il a été cadre de la Banque centrale du Congo et directeur du Bureau central de Coordination, BCeCO, un organisme chargé de gérer les financements extérieurs consentis au pays.

Depuis sa nomination au gouvernement en 2010, il a d’ailleurs contribué à stabiliser le cadre macroénonomique de la RDC et a obtenir en juillet 2010 une réduction de sa dette de 12,3 milliards de dollars, dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Son arrivée à la tête de l’exécutif pourrait donc rassurer les bailleurs de la RDC qui y verront un choix de continuité et de stabilité après une séquence électorale pour le moins houleuse – les scrutins législatif et présidentiel du 28 novembre 2011 ont été jugés peu crédibles par la communauté internationale.

Son nom circulait depuis plusieurs semaines pour succéder à Adolphe Muzito, qui a démissionné début mars après avoir été élu député. Jusqu’alors, l’intérim était assuré par Louis Koyagialo, ministre sortant des Postes, Téléphones et Télécommunications, qui gérait les affaires courantes avec les ministres non élus à la députation.

(Avec AFP)

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