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Nord-Mali : plus de 268 000 réfugiés ou déplacés

Par Jeune Afrique

Des déplaces fuyant les combats à Gao, arrivent à Bamako, le 6 avril. © AFP

La situation humanitaire découlant du conflit ouvert par la rébellion touarègue au Nord-Mali ne cesse de s’agraver. Selon l’ONU, la région compte désormais plus de 268 000 déplacés et réfugiés qui ont fui les combats et l’avancée des groupes armés.

Survenue le 17 janvier 2011 avec l’attaque des rebelles touaregs au Nord, la crise au Mali a fait plus de 268 561 réfugiés et déplacés, selon les derniers chiffres avancés mercredi 18 avril par le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).

Le document rendu public s’appuie sur des chiffres du Haut commissariat aux réfugiés (HCR). Au 15 avril, plus de 160 000 réfugiés hors Mali étaient comptabilisés, se répartissant entre les pays suivants : Burkina Faso (46 000), Niger (29 000), Mauritanie (56 000) et Algérie (30 000, selon les chiffres du ministère algérien de l’Intérieur).

Outre les quelque 160 000 réfugiés, on compte aussi plus de 107 000 déplacés à l’intérieur des frontières maliennes. Un chiffre en augmentation constante : ces derniers n’étaient que 93 000 avant l’offensive rebelle consécutive au coup d’État du 22 mars, qui a mené à la déclaration d’indépendance de l’Azawad, le 6 avril.

Mauvaises conditions d’accueil

Les pillages et les nombreuses violations des droits de l’Homme au Nord-Mali pourraient accélérer le phénomène. Selon Ochoa, le flux de réfugié fluctue au gré des mouvements des groupes rebelles. « La chute de la ville de Tombouctou a entraîné une nette reprise des arrivées dès les premiers jours d’avril avec 600 à 700 nouveaux réfugiés chaque jour, alors que le rythme avait fortement baissé après la mi-mars, à 200 ou 300 personnes par jour », indique l’organisation, qui pointe aussi du doigt les mauvaises conditions d’accueil des populations déplacées.

À l’extérieur du Mali « la poursuite des arrivées rend la situation difficile », notamment dans les domaines de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau. Des conditions similaires à celles vécues par leurs compatriotes restés au pays. Ocha assure ainsi que « la réponse humanitaire à l’intérieur du Mali a été rendue plus difficile après la conquête complète du Nord par la rébellion ». Laquelle refuse l’aide « occidentale », soit parce qu’elle n’est pas « musulmane », soit parce que l’indépendance de l’Azawad n’est pas reconnue par des organisations humanitaires qui entendent rester neutres dans le conflit.

(Avec AFP)

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