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Tropicale Amissa Bongo : Meron Russom, premier Africain en jaune

En remportant la seconde étape, Meron Russom devient le premier Africain a porter le maillot jaune. © www.tropicaleamissabongo.com

Pour la première fois dans l’histoire du tour cycliste gabonais, la Tropicale Amissa Bongo, un Africain, l’Érythréen Meron Russom, a endossé le maillot jaune de leader, à l’issue de la deuxième étape.

Enfin. Il a fallu attendre la 7e édition de la Tropicale Amissa Bongo pour qu’un Africain prenne la tête du classement général et endosse le maillot jaune de leader. Depuis ce mercredi 25 avril, c’est chose faite.

L’heureux élu, l’Érythréen Meron Russom, a obtenu ce statut à l’issue d’une intense bagarre sur les routes de la région très vallonnée de Ndjolé, ville d’arrivée de la deuxième étape.

Les 100 premiers kilomètres de l’épreuve, relativement faciles, ont été animés par un seul homme, l’Algérien Abdelbasat Hanachi, qui a tenté des échappées infructueuses à plusieurs reprises – audace qu’il a d’ailleurs payé cher par la suite, puisqu’il a fini à plus de 14 minutes du vainqueur.

Mais à 20 kilomètres de l’arrivée de cette étape (qui en comportait 128) alors que la route se faisait plus raide, les poids lourds du peloton ont réveillé la course en multipliant les attaques, jusqu’à celle, victorieuse, menée par la Français Thomas Voeckler (Europcar) et le Kazakh d’Astana, Nikita Umerbekov. L’Érythréen Meron Russom, de l’équipe MTN, avait eu la bonne idée de s’y glisser et surtout la force pour y défendre sa place jusqu’au bout.

Espoirs africains

Conséquence, bien qu’il fût devancé au sprint final par Voeckler et Umerbekov (vainqueur de l’étape), ces deux hommes étant hors-jeu pour le classement général du fait de leur retard de la veille et c’est lui qui s’est emparé du maillot jaune de leader. « Je suis très heureux d’être le premier africain à le porter, a-t-il déclaré après la course. Je ne sais pas si je vais pouvoir le conserver jusqu’à la fin, mais, avec mes coéquipiers, nous allons tout faire pour le défendre. »

Tout n’est pas perdu pour les autres espoirs du continent. Le Marocain Adil Jelloul n’est qu’à 12 secondes du leader au classement général, l’Algérien Azzadine Lagab à 24 et le Rwandais Abraham Ruhumuriza à 28.

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Pierre Boisselet, envoyé spécial

 

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