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Mali : la convention nationale de Sanogo « n’est pas une solution », selon Dioncounda Traoré

Le président malen par intérim a été reçu à Abidjan par Alassane Ouattara. © AFP

Le président par intérim malien, Dioncounda Traoré, n’est pas favorable à l’organisation d’une "convention nationale" pour choisir le président de transition. "Ce serait sortir du cadre établi par la Cedeao", a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec Alassane Ouattara, mercredi 16 mai.

Reçu par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, mercredi 16 mai à Abidjan, le président malien par intérim,  Dioncounda Traoré, a rejeté la proposition faite par l’ex-chef de la junte Amadou Haya Sanogo, lundi, d’organiser une « convention nationale » pour choisir le président de transition.

« Je ne pense pas que ce soit une solution. En tout cas, ce n’est pas une solution prévue par l’accord-cadre qui a été signé entre le CNDRE et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Je pense qu’à l’issue des 40 jours d’intérim, la Cedeao et le CNDRE doivent plancher pour mettre en place les organes de la transition. Une convention sortirait donc tout à fait de ce cadre-là », a ainsi déclaré Dioncounda Traoré.

Un "rôle important" pour l’ex-junte

Les partis et organisations de la société civile opposés au coup d’État ont affirmé qu’ils ne répondraient pas favorablement à l’appel d’Amadou Haya Sanogo.

Lors de son entretien avec le président en exercice de la Cedeao, Dioncounda Traoré a également déclaré que l’ex-junte aura « un rôle important à jouer dans la libération du nord du pays ». Mardi, il avait préalablement rencontré le Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le capitaine Sanogo dans le camp de Kati.

(Avec AFP)
 

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