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Madagascar : Free FM appelle à une nouvelle manifestation, Rajoelina mobilise les forces de l’ordre

Le président Rajoelina, dans un hôtel à Paris, le 13 mai 2011. © AFP

Alors que les leaders d’opposition de la radio Free FM ont à nouveau appelé à une grande manifestation ce mercredi 23 mai, le président de la transition, Andry Rajoelina, a condamné dans un discours les fauteurs de troubles et évoqué la tenue prochaine d’élections.

La préparation des élections, mais le retour au calme, étaient au coeur des déclarations du discours à la nation du 22 mai, du président de la transition malgache, Andry Rajoelina. Le chef d’État a appelé à « ne (…) pas confondre liberté et actes de déstabilisation », en référence aux mouvements de grèves et de manifestations qui parcourent le pays.

Après la grande manifestation du samedi 19 mai, qui a été violemment réprimée par les forces de l’ordre, le média Free FM appelle à nouveau au rassemblement ce mercredi 23 mai. Sans l’évoquer directement, le président a tout de même mis en garde les Malgaches qui ont prévu, sans autorisation préalable, de descendre dans la rue. « Je profite de cette occasion pour encourager les forces de l’ordre à prendre leurs responsabilités, à maintenir l’ordre pour la paix sociale et la sérénité du peuple malgache. Et sans pitié pour les personnes qui tentent de semer le trouble », a-t-il menacé.

Andry Rajoelina a par ailleurs souhaité rassurer ses concitoyens quant au retour au calme et à la tenue d’élections. « Nous avons mis en place toutes les différentes institutions demandées par la feuille de route de sortie de crise malgache pour aboutir aux élections qui sont les dernières étapes pour sortir de la crise. Il est temps que chacun prenne conscience de cette tenue des élections et d’y mener tous les efforts et toutes les actions » a affirmé le président. La feuille de route évoquée a été signée le 17 septembre dernier et vise à sortir Madagascar de la crise politique qui s’est étendue sur trois ans et demi.

Des élections en janvier 2013 ?

« Nous n’attendrons pas le financement de bailleurs de fonds ni des investisseurs étrangers, mais avec nos propres moyens, la Commission électorale nationale indépendante de la transition (CENIT) mènera les préparatifs des élections à partir du mois de juin prochain », a-t-il insisté.

Selon ses propos, les experts des Nations Unies à Madagascar ont proposé une période de huit mois avant la tenue du premier scrutin, soit à partir de janvier 2013. Problème, l’échéance tombe pile pendant la période des pluies, et il est interdit par le code électoral malgache d’organiser une élection lors de cette saison.

Quant à savoir si Rajoelina sera candidat, « il n’y a rien qui lui en empêche et il prendra la décision au moment opportun », s’est contenté de déclarer le président. Également évoqué, le sort de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud. Selon le président, si aucun accord n’a été conclu entre eux, le dialogue n’est pas exclu « pour l’intérêt supérieur de la Nation ».

 

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