France – Maroc : deux braqueurs français présumés arrêtés à Marrakech

Écrit par Vincent Duhem

Les braqueurs présumés sont soupçonnés de trois attaques à l'explosif et d'un meurtre. © Pierre-Philippe Marcou

D’origines ivoirienne et marocaine, P. Lekpa et A. Najim sont soupçonnés d’appartenir à un gang ayant commis plusieurs braquages sur le territoire français. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international et activement recherchés par la police française, ils ont été arrêtés vendredi 1er juin à Marrakech par les services de sécurité marocains.

Deux braqueurs présumés activement recherchés par la police française ont été arrêtés vendredi 1er juin à Marrakech, a appris Jeune Afrique auprès de la direction générale de la Sûreté nationale marocaine. Entrés au Maroc sous de fausses identités, P. Lekpa et A. Najim sont deux Français d’origine ivoirienne et marocaine. Issus de Seine-Saint-Denis en région parisienne, ils étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt international et ont été appréhendés vendredi matin à la sortie d’un restaurant de Marrakech, à la suite d’une opération menée en coopération avec les autorités françaises.

Les deux individus feraient partie d’un gang soupçonné d’avoir commis en 2011 trois attaques à l’explosif contre des dépôts d’argent sur le territoire français, à Beaumont (Puy-de-Dôme), Villers-Semeuse (Ardennes) et Orly (Val-de-Marne), ainsi que des repérages approfondis en vue du braquage de deux fourgons blindés.

Un convoyeur tué

L’un des braquages, mené par une dizaine d’hommes armés de fusils d’assaut contre une société de transports de fonds à Orly (Val-de-Marne), en septembre 2011, avait notamment coûté la vie à un convoyeur de fonds dans d’affreuses circonstances. L’homme avait vu ses deux jambes emportées par l’explosion de la porte du fourgon blindé avant d’être froidement exécuté d’une balle dans le thorax. Deux autres avaient été blessés. Montant de l’opération : plus de 5 millions d’euros.

L’équipe de braqueurs avait été démantelée presque dans sa totalité peu de temps après ce dernier drame, entre octobre et novembre 2011. Considéré comme le cerveau de l’équipe, Serge Veron, 44 ans, un ancien militaire rompu au maniement de l’explosif avait été arrêté à la mi-octobre à Bruxelles. Plusieurs membres du gang sont aussi suspectés d’avoir participé à des faits plus anciens commis depuis 2007 un peu partout en France, notamment dans le Nord, selon le même mode opératoire.

Cette arrestation « témoigne de l’exemplarité et de l’efficacité des relations entre le Maroc et la France en matière de lutte contre le crime organisé », illustre-t-on à la DGSN.

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