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Législatives françaises : Sally Chadjaa, pour forcer le destin

Sally Chadjaa a adhéré à l'UMP en 2007, pour rejoindre Nicolas Sarkozy. © D.R.

Sally Chadjaa, 34 ans, se présente dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime (La Rochelle-Ré) aux élections législatives des 10 et 17 juin, sous la bannière de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Opposée pour ses premières élections à deux candidats PS, elle espère profiter de la division de la gauche.

Elle répète fièrement que son nom « veut dire courage ». Investie par l’UMP dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime (La Rochelle-Ré) pour sa première candidature aux législatives, Sally Chadjaa se trouve propulsée au milieu de la bataille de chiffonniers qui oppose la présidente du Conseil régional de Poitou-Charente, Ségolène Royale, à Olivier Falorni, l’ex-premier secrétaire PS de Charente-Maritime.

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Et du courage il en faudra à Sally Chadjaa, qui est loin d’être donnée favorite. Un récent sondage Ipsos la place même en troisième position derrière les deux candidats socialistes. La candidate de l’UMP ne recueillerait 19,5%, ce qui risque d’être trop juste pour lui permettre de se maintenir au second tour si la participation ne dépasse pas 60%. La règle est en effet d’obtenir un score correspondant à 12,5 % des inscrits pour se qualifier.

Triangulaire

Or seule une triangulaire pourrait lui permettre de rivaliser avec la gauche. « Les deux socialistes se haïssent tellement qu’aucun des deux ne se désistera », avance-t-elle sur le site de Mediapart. « Je sais que je peux l’emporter ». Et pour arriver à ses fins la candidate UMP aura tenté jusqu’au bout de profiter de la guerre des gauches, invitant ses sympathisants à ne pas céder « au PS plagiat ». « Ségolène Royal et Olivier Falorni font la paire : c’est la dame et le valet d’un même jeu de cartes », fustige Sally Chadjaa dans un communiqué.

Née d’une mère française et d’un père algérien, celle qui a grandi à La Rochelle dans des conditions « modestes » a deux références en politique. Le député Jean-Marie Morisset (UDF devenu UMP) dont elle fut l’attaché parlementaire en 2004. C’est son « modèle en politique ». L’autre, c’est Nicolas Sarkozy en personne. « J’ai adhéré à l’UMP en 2007. Pour (lui), en effet. Et je suis allée l’écouter à Versailles, j’étais enthousiasmée. »

L’ancien président français s’étant mis en retrait, c’est à moitié orpheline qu’elle tentera dimanche 10 juin de forcer le destin.

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