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Est de la RDC : 240 morts dans les combats contre les mutins, selon Kinshasa

L'armée congolaise compterait 40 morts depuis le début des affrontements avec les mutins. © Phil Moore/AFP

C’est le premier bilan officiel des combats. Selon Kinshasa, les affrontements qui opposent depuis plus d’un mois l’armée et les mutins dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont été surtout meurtriers pour les dissidents issus de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Bosco Ntaganda, que le gouvernement estimait mi-mai à environ 300 hommes.

« Le bilan humain des engagements provoqués par cette mutinerie est le suivant : 200 mutins (…) ont été tués ; 250 d’entre eux ont été blessés ; 374 mutins se sont rendus aux FARDC (Forces armées) dont 25 citoyens rwandais. Une quantité importante d’armes et munitions ont été récupérées par les FARDC. Du côté des FARDC, on déplore 40 morts et 93 blessés », indique le compte-rendu du conseil des ministres de lundi, qui ne mentionne pas de victimes civiles.

Onze citoyens rwandais, dont un mineur, se sont rendus à la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) en disant avoir été recrutés et formés dans leur pays pour combattre en RDC aux côtés des mutins, indique par ailleurs un rapport de l’ONU révélé fin mai par la BBC. Dans les colonnes de Jeune Afrique, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a quant à elle dénoncé des « fausses informations ».  Depuis, 14 autres Rwandais ont fait défection.

Les 25 citoyens du pays des Milles collines ont été interrogés « à la fois par les autorités congolaises, rwandaises et aussi le CICR (Comité international de la Croix-Rouge). En l’état actuel de la situation, les personnes n’ont pas encore été rapatriées. Elles sont encore entre les mains de la Monusco », a affirmé mercredi à la presse Amadou Ba, porte-parole militaire intérimaire de la mission onusienne.

Partie émergée de l’iceberg

Cette poignée d’homme n’est que la partie émergée de l’iceberg, si l’on en croit l’ONG américaine des droits de l’Homme Human Rights Watch. Dans un rapport publié lundi, elle assure notamment que « des responsables militaires rwandais ont fourni des armes, des munitions » aux mutins, ainsi qu’« environ 200 à 300 recrues », dont des civils et des mineurs recrutés de force.

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Par Awa Diallo, à Kinshasa
 

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