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Législatives françaises : Seybah Dagoma, jeune espoir du PS dans la 5e circonscription de Paris

Seybah Dagoma est diplômée de la prestigieuse École des ponts et chaussées. © AFP

Ses parents sont d'origine tchadienne, et sa jeune carrière est exemplaire. À 33 ans, l'avocate d'affaires et conseillère municipale de Paris, Seybah Dagoma, est la mieux placée pour emporter le siège de député de la 5e circonscription de la capitale française sous les couleurs du PS.

Sa candidature n’est pas pour rassurer ses adversaires. Seybah Dagoma part grande favorite pour les législatives des 10 et 17 juin dans la 5e circonscription de Paris (3e et 10e arrondissements), où François Hollande a obtenu 67% des voix à la présidentielle, le 6 mai dernier. Ce qui place d’emblée cette conseillère municipale de Paris, élue du 1er arrondissement, en meilleure situation que ses concurrents. La benjamine des candidats socialistes parisiens, 33 ans, affrontera dans les urnes Benjamin Lancar, le président des Jeunes populaires de l’UMP, qui effectue lui aussi sa première campagne aux législatives.

Un face-à-face annoncé « 100 % diversité » qui pourrait néanmoins être perturbé par Martine Billard (Front de Gauche) mais aussi par Serge Federbusch (Parti des Libertés), bien implanté localement puisqu’élu du 10e arrondissement. En attendant, que ce soit en faisant du porte à porte ou en animant des réunions d’appartement, Seybah Dagoma mène sereinement sa campagne de terrain. Cette jeune avocate d’affaires en a énoncé les thèmes : logement, école, jeunesse, emploi, mineurs étrangers isolés…

De Nantes à Paris

Née à Nantes de parents d’origine tchadienne – sa mère est de Laï et son père de N’Djamena -, Seybah Dagoma a grandi à Sarcelles.

Née à Nantes de parents d’origine tchadienne – sa mère est de Laï et son père de N’Djamena -, Seybah Dagoma a grandi à Sarcelles (Val D’oise), où elle a déménagé à l’âge de 5 ans. Après un bac économique et social, elle se lance (brillamment) dans des études de droit : elle décroche un DEA de droit des affaires et d’économie en 2002, à l’université de la Sorbonne. Et, trois ans plus tard, elle ajoute à son CV un master de Financement de projets-Financements structurés à la prestigieuse École nationale des ponts et chaussées, avant d’intégrer le cabinet international Cleary Gottlieb Steen & Hamilton LLP. La même année, elle prend sa carte au Parti Socialiste, mais cela fait déjà longtemps qu’elle s’est initiée à la politique.

Dès 1993 (elle a alors 16 ans), elle rejoint l’association France Espoir, qui fournit un soutien scolaire aux enfants de son quartier et va alors à la rencontre des élus de Sarcelles. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Dominique Strauss-Kahn, l’ex-patron du Fonds monétaire international, qui était encore l’un des « éléphants » du PS. Adjointe à Bertrand Delanoë chargée de l’économie sociale et solidaire depuis 2008, elle assure sur son site Internet avoir mené avec ses équipes « une politique volontariste, qui a permis à plus de 10 000 parisiens de retrouver un emploi. » Une fonction municipale que celle qui promet de devenir une élue de proximité s’est engagée à abandonner, en cas de victoire le 17 juin.

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