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Olga Johnson, centriste adroite

Olga Johnson, candidate aux législatives françaises pour la 5e circonscription. © DR/www.olgajohnson.fr

Engagée au sein du Parti radical de Jean-Louis Borloo, Olga Johnson est candidate aux législatives françaises pour la 5e circonscription. Celle qui s'engage pour le développement économique et la création d'emplois, milite aussi pour plus de représentativité politique de la France "métisée".

Olga Johnson fait de la politique pour faire entendre une voix différente. « Je veux aller à l’encontre de tout ce qui m’indigne et me révolte, en agissant par moi-même » affirme cette entrepreneuse d’origine béninoise, directrice d’une agence d’évènementiel, avant de préciser : « Les Français venus d’ailleurs ne sont pas suffisamment représenté. La France a changé, elle est métissée, mais on ne voit pas ça à l’échelle des acteurs qui gèrent le pays » s’indigne-t-elle.

>> Lire aussi le dossier Législatives françaises : 2012, l’année de la diversité ?

Engagée au sein du Parti Radical de Jean-Louis Borloo depuis près de 7 ans, Olga Johnson, 47 ans, est candidate aux élections législatives dans la 5e circonscription de Paris, qui comprend les 3e et 10e arrondissements. Au sein de cette circonscription, qu’elle aime pour sa grande diversité et ses univers complètement différents, elle affectionne particulièrement la place de la République, pour sa symbolique, et le marais qu’elle trouve « très sympa ».

La directrice du réseau et des évènements de l’association des diplômés d’HEC Paris (Haute école de commerce) n’est pas encore élue, mais elle sait déjà quelles sont ses priorités : la candidate souhaite mettre l’accent sur l’écologie et la propreté. « Il est important de donner des espaces verts aux citoyens, pour qu’ils aient du plaisir à vivre dans la circonscription », affirme-t-elle avant d’indiquer qu’elle compte adopter une politique de tolérance 0 envers l’incivilité. « Nous donnons la priorité au développement économique et à la création d’emplois. Pour cela il faut assurer la sécurité et la salubrité de la circonscription pour que les entreprises aient envie de s’y installer », explique-t-elle.

Si elle est élue, la déléguée nationale du Parti Radical chargée de la communication et de la politique militante promet de ne pas cumuler d’autres postes politiques à son mandat de député, un job à plein temps, dit-elle, surtout dans une période de la vie politique où il faut faire face à une crise grave. « Je ne pense pas que l’on ne puisse faire correctement son travail en ayant plusieurs casquettes. En outre, le non-cumul des mandats est indispensable pour le renouvellement de la vie politique, il permet de faire entrer du sang neuf » avance Olga Johnson.

"Je sais d’où je viens"

La candidate née à Porto Novo et arrivée en France à l’âge de deux ans fait cependant une exception pour l’engagement associatif, un domaine qu’elle connait particulièrement bien. Olga Johnson est la membre-fondatrice du Global local Forum, un Think Tank international qui promeut la coopération décentralisée, et aussi directrice en stratégie du Réseau africain des promoteurs et des entrepreneurs culturels (Rapec). « Ça permet de garder les pieds sur terre », précise-t-elle. Des fonctions en cohérence avec son parcours de fille d’instituteur qui a vécu 10 ans sur le continent, au Bénin et en Côte d’Ivoire. 


Rendre les étrangers responsables de nos problèmes, c’est fuir ses responsabilités et ne pas vouloir les assumer.

Olga Johnson

« L’Afrique est un continent riche, mais les Africains sont pauvres », regrette-t-elle, avant de livrer sa vision de la coopération qui devrait relier les pays du Nord et les pays du Sud : « Je veux encourager les actions concrètes, en dehors de l’aide au développement. On devrait faire travailler les acteurs locaux, profiter des entreprises et des agences existantes sur le continent, qui ont de la valeur et des compétences, plutôt que de systématiquement avoir des appels d’offres remportés par des entreprises étrangères qui arrivent avec leurs propres équipes. »

Elle qui se considère à droite et dont le parti a longtemps fait partie de la majorité présidentielle au parlement, a eu du mal à supporter le discours proche de l’extrême-droite développé par l’UMP. Aujourd’hui, elle appelle à la formation d’un groupe centriste-droit fort. « Quand je me regarde, je sais d’où je viens. Rendre les étrangers responsables de nos problèmes, c’est fuir ses responsabilités et ne pas vouloir les assumer. »

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