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Prise d’otages du Ponant: 10 à 15 ans de prison requis contre les pirates somaliens

Par Jeune Afrique

La prise d'otages du voilier de luxe Le Ponant a pris fin le 11 avril 2008. © AFP

Le parquet général a requis la plus lourde peine, 15 ans de prison, contre le Somalien Ismaël Ali Samatar. Les cinq co-accusés risquent quant à eux 10 ans de réclusion criminelle pour la prise d'otages du voilier Le Ponant le 4 avril 2008.

Les six Somaliens jugés à Paris pour la prise d’otages du voilier Le Ponant le 4 avril 2008, pourraient se voir condamner, jeudi 14 juin, à des peines allant de 10 à 15 ans de réclusion criminelle. Si cinq d’entre eux sont considérés comme de simples « exécutants » par Bruno Sturlese, l’avocat général, le sixième risque la condamnation la plus lourde. Ismaël Ali Atar est en effet le seul des Somaliens accusés de piraterie à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

Selon Bruno Sturlese, si « tous ont mis gravement en péril des vies françaises, prêts à les sacrifier pour obtenir de l’argent », M. Atar a joué « un rôle plus large » dans la prise d’otage des 30 membres d’équipage du trois-mâts de luxe navigant dans le Golfe d’Aden. « Lui seul s’est engagé sur le chemin de l’amendement en admettant le caractère honteux de ce qu’il a fait », a ajouté l’avocat général.

"Déni"

Les autres accusés sont « dans le déni » et n’ont fait que livrer des « explications invraisemblables » quant au rôle qu’ils ont joué lors de la prise d’otages. Si deux d’entre eux admettent avoir passé quelques heures à garder les otages à bord du voilier, l’un des accusés affirme n’y avoir jamais mis les pieds. À ces affirmations, Me Sturlese a opposé le fait que chacun des accusés avait été reconnu par plusieurs ex-otages, avant de donner sa version du déroulement des faits : les assaillants, parmi lesquels se trouvaient Ismaël Ali Samatar, auraient d’abord arraisonné un bateau de pêche yéménite, avec lequel ils ont abordé le Ponant, et lui ont fait mettre le cap vers les côtes somaliennes, avant de mouiller près d’un village.

Les six accusés présents sur le banc, jugés à Paris depuis le 22 mai, ont tous été arrêtés à terre le 11 avril 2008, après une semaine d’occupation du bateau et de séquestration de l’équipage par une trentaine de pirates. Les forces spéciales françaises étaient intervenues par les airs alors que les fuyards emportaient avec eux, à bord d’un 4X4, des armes et 181 000 des 2,15 millions de dollars versés en guise de rançon par l’armateur filiale du groupe CMA-CGM. Le verdict est attendu jeudi prochain 14 mai.

(Avec AFP)

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