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Rolland Courbis : « Trop de choses incompréhensibles » au Niger

Roland Courbis n'avait pas encore signé de contrat avec la fédération nigérienne. © AFP

Rolland Courbis a quitté le Niger le 6 juin dernier, à soixante-douze heures d’un match de qualifications pour la Coupe du Monde 2014. L’entraîneur français livre ses explications.

Jeune Afrique : La fédération nigérienne assure que vous avez été limogé pour contre-performance…

Rolland Courbis : Si un match nul face au Gabon (0-0), même à Niamey, est une contre-performance, alors… Et puis, pour limoger un sélectionneur, il faut qu’il ait signé un contrat, non ? Or, j’avais proposé d’accompagner bénévolement le Niger pour le match amical en Algérie (0-3, le 26 mai), contre le Gabon et au Congo. Avant de discuter d’un éventuel contrat qui aurait pris effet le 1er septembre prochain. Je suis parti parce qu’il y avait trop de choses incompréhensibles.

Lesquelles ?

Il y avait des problèmes à régler toutes les cinq minutes. En raison de mes obligations professionnelles à RMC et à BFM-TV, je laissais des consignes au staff technique pour mes absences. Mais j’ai appris qu’un jour, par exemple, il y avait eu une séance d’entraînement sur un terrain synthétique d’une qualité très moyenne, en pleine chaleur. Autre exemple : avant le match contre le Gabon, je vois qu’il y a des croissants, donc un aliment très gras, à une collation ! En voyant cela, je dis en rigolant que ce serait bien qu’il y ait aussi des pains au chocolat. Eh bien, à la collation suivante, il y a avait croissants ET pains au chocolat !

Que vous-a-ton répondu quand vous avez pointé du doigt certains détails ?

On m’a dit : « On a toujours fait comme ça. » Moi, j’avais accepté d’aider le Niger pour qu’il progresse. Mais quand on me répond cela, c’est qu’on n’a pas besoin de moi ! Pour la CAN 2012, nous avions effectué un travail intéressant, et cela m’avait permis de retrouver un banc de touche. J’aurais aimé continuer l’aventure. Mais là, c’était trop compliqué. On me dit que c’est l’Afrique ? Mais pour moi, 1 + 1 font deux, y compris en Afrique…

Confirmez-vous être en contact avec l’USM Alger ?

Oui. Ainsi qu’avec le Club Africain de Tunis. J’ai aussi une troisième piste, mais je ne peux pas en parler…

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Propos recueillis par Alexis Billebault

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