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Crise malienne : la médiation burkinabè poursuit les discussions avec Ansar Eddine à Ouagadougou

Blaise Compaoré (2e d) salue la délégation d'Ansar Dine, le 19 juin à Ouagadougou. © Ahmed Ouaba/AFP

Alors que la Cedeao et l'Union africaine ne désespèrent pas d'obtenir le feu vert de l'ONU pour une intervention militaire au Nord-Mali, les négociations menées par le Burkina Faso continuent à Ouagadougou.

Le groupe islamiste Ansar Eddine ayant accepté le principe d’une médiation burkinabè dans la crise malienne suite à une rencontre formelle avec Blaise Compaoré lundi, les discussions se sont poursuivies mardi à Ouagadougou. « Nous poursuivons les échanges avec eux pour mieux leur expliquer notre position et celle de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) », a expliqué un proche de Compaoré venu retrouver la délégation des rebelles dans un grand hôtel de la capitale.

Blaise Compaoré avait appelé Ansar Eddine à rompre tout lien avec les « terroristes » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Nous demandons au monde de nous comprendre, (…) nous nous battons au nom d’Allah. Nous, on n’est pas Al-Qaïda. L’islam interdit de prendre quelqu’un en otage » ou même « l’argent de la rançon d’un otage », a répondu Cheick Ag Wissa, porte-parole de la délégation islamiste.

Le noeud gordien de la charia

Même si elle a été supplantée en nombre et en force par Ansar Eddine, la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) est également présente à Ouagadougou ou elle a envoyé une délégation après avoir elle aussi rencontré Compaoré le 9 juin. « Rien ne peut sortir de nos discussions tant qu’Ansar Dine réclame l’application de la charia et le djihad », affirme Magdi Ag Bohada, responsable du MNLA à Gao (Nord-Mali). Des propos qui confirment la division régnant au sein du mouvement entre les tendances laïque et islamiste.

Magdi Ag Bohada précise que le MNLA a « confiance » dans le Burkina Faso mais pas dans les autorités maliennes. L’objectif de la médiation burkinabè est de parvenir à un « agenda global de sortie de crise » qui se conclurait par des négociations générales entre groupes armés, communautés du Nord et autorités maliennes.

(Avec AFP)

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