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Algérie : le chef d’Aqmi, Droukdel, et sept islamistes condamnés à mort par contumace

Photo non-datée du chef d'Aqmi, Abdelmalek Droukdel, dans le nord du Mali. © AFP

Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et sept autres islamistes ont été condamnés à mort par contumace, jeudi 28 juin, par le tribunal criminel d'Alger.

Ils sont accusés d’assassinats, d’enlèvements et d’attentats à l’explosif. Jeudi, le numéro un d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel, et sept autres islamistes armés, dont six en fuite, ont été condamnés à la peine capitale par le tribunal criminel d’Alger. Deux autres accusés, Nabil Brahimi et Mahamed Chemami, présents lors du procès, ont été acquittés.

Droukdel, dit Abou Mossâb Abdelouadoud, et six autres accusés, en fuite, ont été jugés par contumace. Mais l’un des principaux prévenus, Mohamed Toumi, a comparu à l’audience. Ce qui n’a pas incité les juges à la clémence : la peine capitale a également été prononcée contre lui.

Toumi avait rejoint le maquis au début des violences islamistes en 1992. Il a été notamment reconnu coupable de l’assassinat de cinq militaires en 1993 à Boumerdes (50 km à l’est d’Alger), de huit gendarmes et 14 policiers en 1994, à Tizi Ouzou (110 km à l’est d’Alger), en Kabylie, et de huit soldats en 2006. Capturé le 18 mars 2007 lors d’un accrochage entre son groupe et une unité des troupes spéciales de l’armée à Bouira (120 km au sud-est d’Alger), il avait tué lors de cet épisode deux officiers et un soldat.

Le fondateur et ancien chef de l’ancêtre d’Aqmi, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Hassan Hattab, et son ancien numéro deux, Saïfi Amar, dit Abderrezak le Para, faisaient aussi partie des 12 accusés du procès. Mais le parquet n’a pas encore requis de peine à leur encontre.

Ralliement à Al-Qaïda en 2006

Abderrezak le Para, emprisonné en Algérie depuis 2004, est l’auteur de l’enlèvement de 32 touristes européens dans le Sahara algérien en 2003. Il attend depuis son jugement, son procès ayant été reporté à plusieurs reprises pour des raisons de procédure.

D’après des sources judiciaires, Hassan Hattab, placé dans un "lieu sûr" après la levée de l’état d’urgence en février 2011, a été ensuite libéré et mis sous contrôle judiciaire. Hattab, qui s’est rendu aux autorités fin septembre 2007, avait été exclu du GSPC. Le groupe islamiste, rallié en septembre 2006 au réseau terroriste Al-Qaïda, s’est depuis rebaptisé Aqmi.

(Avec AFP)

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