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Sommet de la Cedeao : Dioncounda Traoré ne se rendra pas à Ouagadougou

Le président malien de transition Dioncounda Traoré (g), à Abidjan le 16 mai 2012. © AFP

Le président malien de la transition, Dioncounda Traoré, ne se rendra pas à Ouagadougou pour participer à un mini-sommet ouest-africain sur le Mali prévu samedi 7 juillet.

La nouvelle est venue de la présidence burkinabè. Initialement attendu jeudi à Ouagadougou, Dioncounda Traoré, soigné depuis fin mai à Paris après une grave agression (voir la vidéo), ne se rendra finalement pas au sommet ouest-africain sur le Mali.

« Le voyage de Dioncounda Traoré à Ouagadougou est annulé », a déclaré la présidence, sans fournir d’explication dans l’immédiat. Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne au nom de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), avait annoncé mercredi la venue du président de transition malien et sa participation au sommet prévu samedi.

Un haut responsable de l’Assemblée nationale malienne a confirmé que le chef de l’État malien avait renoncé à ce qui devait être son tout premier déplacement depuis son arrivée à Paris. « Ce n’est pas parce que ses médecins ont dit ‘niet’. Dire ça, ça ajoute à la confusion sur son retour à Bamako, et ça affole déjà les gens ici [à Bamako, NDLR] », a-t-il expliqué.

« Dioncounda, s’il doit quitter la France pour une destination, c’est Bamako. Les Maliens auront du mal à comprendre qu’il quitte Paris pour se rendre à Ouagadougou. Mais j’ai pu avoir encore ce matin Dioncounda, ça va beaucoup mieux. Il suivra évidemment attentivement ce qui se passera à Ouagadougou », a-t-il souligné.

Vers un nouveau gouvernement de transition ?

Violemment agressé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition, le président Traoré se trouve depuis le 23 mai à Paris pour des soins.

Réunis en sommet à Yamoussoukro le 29 juin, les dirigeants de la Cedeao avaient de leur côté appelé à « faciliter le retour rapide » au Mali du président Traoré « afin qu’il reprenne ses fonctions ».

Lors du prochain sommet samedi à Ouagadougou, le président burkinabè Blaise Compaoré et plusieurs chefs d’État de la région doivent retrouver des représentants de la classe politique et de la société civile malienne en vue de mettre en place un « gouvernement d’union nationale ».

Pour la Cedeao, un gouvernement plus « inclusif » que le cabinet actuel, dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, sera plus à même de répondre à la crise dans le Nord malien, occupé depuis fin mars par des groupes armés dominés par les islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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