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Seif el-Islam Kadhafi : l’avocate de la CPI estime que la justice libyenne ne sera pas « impartiale »

Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 20 novembre 2011 montrant Seif el-Islam. © AFP

Libérée le 2 juillet après un mois d’emprisonnement en Libye, l’avocate australienne Melinda Taylor a estimé vendredi 6 juillet à la Haye que les droits de Seif el-Islam Kadhafi ont été irrévocablement compromis pendant sa visite à Zenten.  

À peine libérée, l’avocate australienne Melinda Taylor détenue pendant près d’un mois en Libye fait déjà parler d’elle. « Indépendamment de toutes les questions concernant ma propre conduite personnelle, les droits de mon client, M. Seif el-Islam, ont été irrévocablement compromis pendant ma visite à Zenten », a-t-elle déclaré, lors d’une conférence de presse à La Haye, vendredi 6 juillet.

« Les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. Kadhafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens », a ajouté l’avocate australienne.

"Sécurité nationale"

Melinda Taylor, 36 ans, a été arrêtée le 7 juin avec une délégation de la Cour pénale internationale (CPI) dont elle faisait partie après avoir rendu visite à Seif el-Islam Kadhafi, à Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Elle est accusée d’avoir apporté un stylo-caméra lors de sa visite et d’avoir essayé de transmettre au fils du défunt Mouammar Kadhafi une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl, l’un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne. Accusée par les autorités libyennes d’atteinte à la « sécurité nationale » la délagation a été libérée le 2 juillet.

Emprisonné à Zenden depuis son arrestation, Seif el-Islam fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des crimes contre l’humanité. Les autorités libyennes, qui souhaitent juger elles-mêmes Seif el-Islam, ont déposé le 1er mai une requête contestant la compétence de la CPI.

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