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Festival de Khouribga : le film burkinabè « Bayiri la patrie » remporte le prix Sembène Ousmane

"Bayiri la patrie" aborde le problème des réfugiés burkinabè pendant la crise ivoirienne. © D.R.

La soirée de clôture de la 15e édition du Festival de cinéma africain de Khouribga a eu lieu samedi soir. "Bayiri la patrie", du Burkinabè Pierre Yaméogo, remporte le prix le plus prestigieux.

C’est dans une ambiance festive et décontractée que s’est déroulée la soirée de clôture de la 15e édition du festival du cinéma africain de Khouribga. Réalisateurs, acteurs, et grands noms du cinéma africain s’étaient donné rendez-vous au complexe culturel de la capitale du Phosphate pour assister à la remise des différents prix décernés par le jury.

La soirée a commencé par un hommage posthume à l’acteur Franco-sénégalais, Mouss Diouf. Un second hommage a suivi, consacré à la star marocaine Mouna Fettou, célèbre autant pour ses rôles au cinéma qu’à la télévision et au théâtre. Le jury, composé notamment de l’actrice tunisienne Leila Ouaz, ou encore du comédien camerounais Gérard Essomba, a ensuite annoncé la liste des lauréats.

Le prix Ousmane Sembene, Premier prix du festival, a ainsi été décerné au film Bayiri la patrie, du Burkinabè Pierre Yaméogo, qui traite de l’exil au temps de la guerre civile. Quant au prix spécial du jury, il a été remis au film Rwandais Matière Grise, du réalisateur Kivu Ruhorahosa, qui raconte l’histoire d’un jeune réalisateur qui souhaite tourner une fiction en rapport avec le génocide rwandais.

Affiche du film "Bayiri la patrie", du Burkinabè Pierre Yaméogo :

Saul Williams primé

Le prix du scénario est allé au film tunisien Always Brando, écrit et réalisé par Ridha Behi, et celui du réalisateur à Mohamed Nadif, acteur et réalisateur marocain du film Andalousie mon Amour, qui évoque les rêves d’immigration en Espagne de deux jeunes Marocains.

Saul Williams a reçu la récompense du premier rôle masculin pour son époustouflante performance dans le dernier film d’Alain Gomis, Aujourd’hui, et le premier prix féminin a lui été décerné aux deux actrices du film angolais Tout va bien, Cheila Lima et Ciomara Morais.

Pour les seconds rôles, Yonas Pérou a été primé chez les hommes pour le film gabonais Le collier de Makoko. Et l’actrice Marléne Longange a été récompensée pour le film congolais Viva Riva de Djo Tunda wa Munga.
Le Collier de Makoko a également reçu une mention spéciale du jury pour sa dimension engagée en faveur de la protection de la nature, alors qu’une seconde mention de l’image était décernée à Andalousie mon Amour. Une troisième mention a enfin été décernée à Soufiene Chaari pour son second rôle dans Always Brando.

Nouvel organisme

La cérémonie de clôture du festival s’est terminée par un diner organisé par l’Office chérifien des phosphates (OCP), partenaire officiel du Festival. L’événement aura également été marqué par la décision de créer un organisme de solidarité et de concertation, dont l’objectif est d’encourager et de soutenir la production de films africains. Les centres cinématographiques nationaux de cinq pays sont à l’origine de cette initiative qui devrait se concrétiser d’ici quelques mois : le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Maroc.

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Par Tony Gamal Gabriel, envoyé spécial à Khouribga

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