Fermer

Mali : création d’un corps d’élite pour « assurer la protection des institutions de la République »

Manifestants au palais présidentiel de Koulouba, le 21 mai 2012. © Reuters

Un "corps d'élite indépendant de 1 200 éléments" va être déployé afin d'"assurer la sécurité du chef de l'État, du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République" malienne, a annoncé lundi 9 juilllet le gouvernement de transition.

Alors que l’agression du président de la transition Dioncounda Traoré le 21 mai (voir ici la vidéo exclusive de Jeune Afrique) est encore dans toutes les têtes, un « corps d’élite indépendant de 1 200 éléments chargés d’assurer la protection des institutions de la République » du Mali va être crée, a annoncé le gouvernement de transition, lundi 9 juillet. Une réponse directe « au voeu légitime exprimé dans ce domaine par les dirigeants de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) », lors d’un sommet samedi à Ouagadougou, indique un communiqué du ministère malien de la Communication.

Issus « de la dernière promotion de l’école de la gendarmerie nationale et de l’école de police dont la cérémonie de baptême a eu lieu le 5 juillet 2012 », et « placés sous l’autorité directe du président de la République, ces forces spéciales vont assurer la sécurité du chef de l’État, du Premier ministre, du président de l’Assemblée nationale et des présidents des autres institutions de la République », précise le texte.

"Les pays amis du Mali" sollicités

« En accord avec le président Dioncounda Traoré, (…) le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, au cours de ses déplacements à l’étranger, a sollicité les pays amis du Mali pour parfaire la formation de ce corps d’élite et renforcer son équipement matériel et logistique », selon le ministère. « Les premiers engagements dans ce sens sont positifs et le gouvernement espère voir leur mise en œuvre dans les meilleurs délais », ajoute-t-il. La formation de ce « corps d’élite » a ainsi été évoquée lors des récents déplacements de Cheick Modibo Diarra en Algérie, en France et au Maroc.

(Avec AFP)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici