Fermer

Mali : l’ex-chef des Bérets rouges Abidine Guindo mis aux arrêts

Des combattants d'Abidine Guindo capturés par l'ex-junte malienne (images de l'ORTM). © Capture d'écran/J.A.

Le colonel-major Abidine Guindo, ancien chef des Bérets rouges et ex-aide de camp d'Amadou Toumani Touré (ATT), a été mis aux arrêts mercredi 11 juillet, a annoncé un communiqué du gouvernement malien. Il est accusé d’avoir dirigé les attaques, fin d’avril et début mai à Bamako, de Bérets rouges fidèles contre l’ex-junte.

Arrêté mardi 10 juillet, le colonel-major Abidine Guindo, ancien chef des Bérets rouges et ex-aide de camp d’Amadou Toumani Touré (ATT), a été mis aux arrêts mercredi, a annoncé un communiqué du gouvernement malien. Selon Le Républicain, son arrestation s’est faite sans échange de tirs. « Il est gardé en lieu sûr et sera mis à la disposition de la justice, une fois les enquêtes terminées », poursuit le communiqué du gouvernement.

Depuis son arrestation mardi – « par des hommes cagoulés et armés », selon Abdoulaye Guindo, parent de l’officier – des membres de sa famille avaient exprimé leurs craintes. « On ne sait pas où se trouve actuellement le colonel et on a peur pour sa vie », a déclaré de son côté Ousmane Guindo, autre membre de sa famille.

"Atteinte à la sécurité intérieure de l’État"

Abidine Guindo est accusé d’avoir dirigé les attaques menées à la fin d’avril et au début de mai à Bamako par des Bérets rouges fidèles du président Amadou Toumani Touré (ATT) contre l’ex-junte. À la suite de ces affrontements qui avaient fait au moins 22 morts et des dizaines de blessés, de nombreux militaires considérés comme proches d`ATT avaient été arrêtés. L’ancien aide de camp d’ATT était depuis en fuite.

Il est visé depuis le 31 mai par une information judiciaire « pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Une source proche du ministère malien de la Justice avait affirmé mercredi « ne pas être au courant de l’arrestation du colonel Guindo ». « Il n’est pas entre les mains des autorités judiciaires maliennes », a-t-elle affirmé.

(Avec Agences)

Pendant ce temps, au Nord

Chassés mercredi 11 juillet de leur dernier bastion d’Ansogo, localité proche de Gao, par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) les combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ne contrôlent plus aucune ville du Nord-Mali. « De la frontière nigérienne en passant par Ansogo avant d’arriver à Gao, je n’ai pas vu un seul soldat du MNLA. Ils sont tous partis. Ce sont les islamistes qui sont maîtres des lieux », a confirmé un médecin malien, Albert Djigué, qui a quitté mercredi par la route la frontière nigérienne pour Gao. À Ansogo, les islamistes ont renforcé leurs positions en s’installant à la préfecture, dans le bâtiment des travaux publics et au Centre d’animation pédagogique (CAP), selon ce médecin. « Nous venons d’avoir un entretien avec les nouveaux maîtres des lieux qui ont dit qu’ils ne sont pas là pour faire du mal aux populations », a ajouté un élu de la ville, sous couvert de l’anonymat. « Avant, le MNLA contrôlait encore une partie de la zone, maintenant, c’est terminé. Ils se sont sauvés dans la brousse ». Selon une source sécuritaire régionale, les rebelles touaregs, chassés d’Ansogo, auraient trouvé refuge près de la localité de Tassiga. Un ex-officier touareg de l’armée malienne qui avait déserté en décembre 2011 pour rejoindre le MNLA et qui se trouvait à Ansogo, aurait lui trouvé refuge au Niger proche, selon cette source. Après Tombouctou, Gao et Kidal, les islamistes armés (Mujao et Ansar Eddine) contrôlent désormais la totalité du nord du Mali. (Avec AFP)

 

 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici