Congo – Législatives : menaces de boycott pour le deuxième tour du scrutin

Par Jeune Afrique

Des partisans du PCT lors de la campagne législative, le 29 juin. © AFP

Le premier parti d’opposition congolais a appelé ses électeurs, jeudi 26 juillet, à "s’opposer à la tenue du scrutin du 5 août au cas où il se déroulerait dans les mêmes conditions scandaleuses et méprisables que celles constatées au premier tour" du 15 juillet.

Le parti de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) déclare tenir « naturellement le président Denis Sassou Nguesso et son gouvernement responsables du recul de la démocratie ainsi que de l’abaissement de la crédibilité de l’homme politique » au Congo Brazzaville.

Avant même la tenue du premier tour des législatives, le parti congolais du travail (PCT), parti présidentiel, avait été accusé de faire campagne avec les moyens de l’Etat. L’UPADS constate la « distribution éhontées de sommes d’argent aux électeurs », l’existence de « fausses listes électorales et biens d’autres imperfections ».

Très faible participation

L’UPADS, principale formation d’opposition et parti de l’ancien président Pascal Lissouba, dispose de 11 élus dans l’Assemblée sortante, alors que le PCT en compte 137. A l’issue de ce premier tour, l’UPADS n’a obtenu qu’un seul siège à l’Assemblée, avec 16 candidats en ballotage, le PCT 57 sièges auxquels s’ajoutent 10 sièges pour ses alliés et une quarantaine de candidats en ballotage.

Les observateurs internationaux, quant à eux, relèvent de plus important « points faibles » que « points forts » dans l’organisation et le déroulement de ces élections, dont l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) estime le taux de participation à 15%.

(Avec AFP)