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JO 2012 : le Maghreb espère gagner aux poings

Abdelhafid Benchabla aux JO de Pékin, en 2008. © AFP

Les délégations maghrébines comptent généralement sur leurs athlètes pour empocher des médailles. À Londres, elles misent aussi sur leurs boxeurs et boxeuses pour grimper sur les podiums olympiques.

C’est lui qui, drapeau à la main, a guidé la délégation algérienne pendant la cérémonie d’ouverture. À 25 ans, le boxeur Abdelhafid Benchabla, champion du monde WSB (World Series of Boxing), est une des chances de médailles de l’Algérie à Londres. Quatorze ans après son ainé Hocine Soltani, champion olympique aux jeux d’Atlanta en 1996, il fait même partie des prétendants à la médaille d’or dans la catégorie des mi-lourds (81 kg).

Dans le sillage de Benchabla, sept autres boxeurs algériens seront présents dans la capitale britannique. Parmi eux figurent Chouaib Bouloudinet, vice-champion d’Afrique en titre. Pour ce natif de Constantine, le podium est également à portée de gants chez les poids-lourds (91kg). Avec ces deux leaders et plusieurs jeunes talents comme Mohamed Amine Ouadahi (poids coq, 56 kg), l’Algérie a donc de sérieuses prétentions dans ce tournoi olympique.

Ambitions marocaines

Avec sept boxeurs qualifiés sur les rings londoniens, le voisin marocain nourrit aussi certaines ambitions. Son équipe nationale a brillé pendant le tournoi africain de qualification olympique, organisé à Casablanca début mai. Mohammed Arjaoui, engagé dans la catégorie des supers-lourds (plus de 91kg), tentera de faire mieux que son quart de finale à Pékin. Avec quelques kilos en moins sur la balance, Abdelali Daraa, jeune boxeur de 22 ans, participe à ses premiers jeux olympiques en mi-mouche (49 kg). Après sa médaille d’argent aux championnats d’Afrique 2011, il peut être une des bonnes surprises du camp marocain. 

Des boxeurs, mais aussi des boxeuses

Grande nouveauté des ces trentièmes olympiades, la boxe féminine fait en effet son entrée dans le temple des disciplines olympiques. Trois catégories ont été définies par le Comité international olympique (CIO) : les mouches (48-51 kg), les légers (56-60 kg) et les moyens (69-75 kg). Douze boxeuses seront inscrites dans chaque catégorie.

Avec seulement trois qualifiés chez les hommes, la Tunisie compte plutôt sur ses deux boxeuses pour décrocher des médailles. Rim Jouini échangera peut-être quelques amabilités avec la marocaine Mahjouba Oubtil sur le ring des poids légers. La seconde tunisienne, Maroua Rahali, est engagée en poids mouche. À 24 ans, la boxeuse aux cheveux courts et peroxydés  pourrait bien repartir de Londres avec une médaille autour du cou. Voire rêver du premier titre, historique, de championne olympique de boxe.
 

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