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Hillary Clinton : « Merci au Sénégal d’être un modèle pour la région »

Hillary Clinton avec Macky Sall, à Dakar le 1er août 2012. © Jacquelyn Martin/Pool/AFP

Les discours de Dakar se suivent et ne se ressemblent pas. Cinq ans après celui - tristement célèbre - de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a prononcé une allocution pleine de compliments envers la démocratie sénégalaise. Tout en fustigeant les coups d'État qui demeurent légion sur le continent.

C’est un hommage appuyé à la démocratie sénégalaise que la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a rendu à Dakar, mercredi 1er août. Pour cela, elle a choisi l’Univesité Cheikh Anta Diop. Un lieu hautement symbolique où, un certain 26 juillet 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait prononcé son fameux discours sur « l’homme africain (qui) n’est pas assez entré dans l’Histoire ».

Hillary Clinton, qui effectue une tournée de onze jours en Afrique pour porter la vision de l’administration Obama pour le continent – laquelle se résume en trois mots : démocratie, croissance et sécurité – n’a évidemment pas fait preuve de la même condescendance teintée de racisme que l’ancien président français. « Si quiconque doutait que la démocratie pouvait prospérer en Afrique, qu’il vienne au Sénégal. Les Américains admirent le Sénégal comme l’un des seuls pays d’Afrique de l’Ouest qui n’a jamais connu de coup d’État militaire », a-t-elle déclaré, après une rencontre avec le président Macky Sall de laquelle rien n’a filtré.

Au Ghana pour les obsèques d’Atta-Mills

« Nous nous tenons fermement derrière le peuple sénégalais qui a défendu sa démocratie et sa Constitution lors des dernières élections présidentielles », a-t-elle ajouté. « Merci au Sénégal d’être un modèle pour la région ! (…) En dépit de ces transitions apaisées et des élections couronnées de succès, il reste trop d’endroits sur le continent où la démocratie est menacée, les droits de l’Homme violés et l’État de droit non respecté. Trop d’Africains vivent toujours sous la coupe de dirigeants autocratiques », a-t-elle fustigé, en citant notamment la crise au Mali voisin. « Gouverner comme dans le passé n’est plus acceptable », a-t-elle conclu.

Hillary Clinton passera encore la nuit de mercredi à jeudi au pays de la Teranga avant de se rendre au Soudan du Sud, puis en Ouganda, au Kenya, et enfin, du 5 au 9 août, au Malawi et en Afrique du Sud. Une dernière étape a été ajoutée le 10 août au Ghana, jour des funérailles nationales du président John Evans Atta Mills, décédé soudainement le 24 juillet.

(Avec AFP)

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