Fermer

Syrie : nouvelle résolution des pays arabes au lendemain de la démission de Koffi Annan

Koffi Annan ne renouvellera pas son mandat de médiateur de l'ONU. © AFP

L'Assemblée générale de l'ONU doit voter vendredi 3 août une nouvelle résolution présentée par le groupe des pays arabes. Mercredi, le médiateur international pour la Syrie, Kofi Annan, a annoncé qu'il ne comptait pas renouveler son mandat.

Au lendemain de la démission du médiateur international pour la Syrie Kofi Annan, les tractations diplomatiques se poursuivent. L’Assemblée générale de l’ONU doit voter vendredi sur une résolution présentée par le groupe des pays arabes. Le projet de résolution, rédigé par l’Arabie saoudite avec d’autres pays arabes, déplore « l’incapacité du Conseil de sécurité » à faire appliquer ses décisions. Il dénonce aussi « l’utilisation croissante par les autorités syriennes d’armes lourdes » dans les villes, notamment le « bombardement aveugle par des chars et des hélicoptères », et demande à Damas de respecter sa promesse de « cantonner ses troupes et ses armes lourdes dans leurs casernes ».

Le texte souligne l’inquiétude suscitée par les armes chimiques syriennes, demandant à Damas de ne pas les utiliser et de les stocker en sécurité. La résolution réclame la mise en place d’un « organisme provisoire de gouvernement consensuel », ce qui entraînerait de facto le départ de Bachar al-Assad, ainsi que l’organisation d’élections libres.

Communauté internationale divisée

Cette initiative a reçu un « ferme soutien de la France », qui assume la présidence tournante du Conseil en août, selon son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Elle n’en reste pas moins symbolique, puisque l’Assemblée ne peut émettre que des recommandations, contrairement au Conseil de sécurité. « Ce texte n’aura pas la même force (qu’une résolution du Conseil), mais il envoie le même message, à savoir que la communauté internationale veut vraiment agir et que la Russie et la Chine représentent une infime minorité », a déclaré jeudi l’ambassadeur français, Gérard Araud. L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, a indiqué jeudi qu’il voterait contre.

Mardi, après plus de cinq mois de tentatives vaines pour régler pacifiquement le conflit qui a fait plus de 20 000 morts depuis mars 2011, Kofi Annan a informé l’ONU et la Ligue arabe qu’il ne comptait pas renouveler son mandat de médiateur de ces deux institutions dans le conflit. « Je n’ai pas reçu tous les soutiens que la cause méritait. (…) Il y a des divisions au sein de la communauté internationale. Tout cela a compliqué mes devoirs », a expliqué Kofi Annan Annan, lors d’une conférence de presse à Genève. Son mandat expire le 31 août. Les États-Unis ont déclaré qu’en mettant leur veto à trois projets de résolutions occidentaux contre le pouvoir syrien, la Chine et la Russie étaient responsables de sa démission.

Sur le terrain, la nomination de Koffi Annan n’avait pas stoppé les combats. Au moins 15 civils, dont deux enfants, ont été tués jeudi soir par des tirs de mortier sur le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à Damas, a rapporté vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

(Avec AFP)
 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici