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JO 2012 : Taoufik Makhloufi, champion olympique du 1500 mètres

Taoufik Makhloufi vainqueur de sa demi-finale du 1500 m aux Jeux de Londres, le 5 août 2012. © Sipa

L’Algérien Taoufik Makhloufi est devenu champion olympique du 1 500 mètres, mardi 7 août, à Londres. Une médaille d’or qui a une saveur particulière après la brève polémique sur son exclusion temporaire des Jeux de Londres.

Taoufik Makhloufi a des nerfs d’acier et des jambes de feu. Mardi soir, sous la pluie londonienne, le coureur algérien est devenu champion olympique du 1 500 mètres en s’imposant en 3:34.08 en finale. Il a devancé l’Américain Leonel Manzano, 2e en 3:34.79, et le Marocain Abdalaati Iguider, 3e en 3:35.13. Taoufik Makhloufi succède au Kényan Absel Kiprop, sacré à Pékin en 2008.

À 24 ans, Taoufik Makhloufi décroche la première médaille d’or olympique algérienne depuis 12 ans et le titre, déjà sur 1 500 mètres, de la coureuse Nouria Mérah-Benida à Sydney.

Le jeune coureur, originaire de Souk Ahras, n’a pas caché sa fierté après sa victoire. « C’est une grande médaille pour l’Algérie, surtout pour le cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays. C’est aussi un grand cadeau pour le peuple algérien et pour le monde arabe », a-t-il ainsi déclaré au micro de Radio France International (RFI).

Exclu puis repêché

Taoufik Makhloufi avait failli louper la finale du 1500 mètres à cause d’une bévue de la fédération algérienne. Maintenu sur 800 mètres contre son gré, il avait quand même dû disputer cette épreuve lundi matin. Il n’avait pas vraiment couru, ne tentant jamais de rivaliser avec ses adversaires. Il avait même cessé de courir et était reparti en arrière vers le sautoir à la perche.

Lundi 6 août, l’IAAF (Fédération Internationale d’Athlétisme) annonçait que le coureur de demi-fond était exclu des Jeux de Londres pour « mauvaise foi » et « manque de combativité ». La fédération internationale avait toutefois précisé que le coureur algérien pouvait être réintégré en finale du 1 500 mètres s’il présentait un certificat médical signé par un praticien local justifiant son refus de courir le 800 mètres.

Contre toute attente, Makhloufi avait réussi à fournir un certificat médical, signé par deux médecins. Selon Reuters, ces documents attestaient qu’il « souffrait d’une blessure douloureuse qui toutefois, avec un traitement approprié, pourrait lui permettre de courir 24 heures plus tard. »

 

 

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