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Angola : le président Dos Santos refuse le débat, son parti accuse l’opposition de violences

Le siège du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) à Cabinda. © AFP

Le parti du président Dos Santos, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), accuse les partis d'opposition de violences. Le chef du parti vainqueur des élections générales du 31 août sera désigné président de la République.

À quelques semaines des élections générales du 31 août, le ton est monté d’un cran en Angola. Jeudi, le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), a accusé les partis d’opposition de manipulations et de violences pendant la campagne électorale.

« Ces actions et comportements, qui constituent une violation flagrante du code électoral, conduisent le MPLA à déposer des plaintes auprès de la commission nationale électorale et de la justice », a affirmé Rui Luis Falcao Pinto de Andrade, le secrétaire du bureau politique du MPLA pour l’information.

Ces plaintes visent le parti d’opposition historique, l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), et le tout nouveau parti Casa d’Abel Chivukuvuku (Coalition ample de sauvetage de l’Angola). Il s’agit des deux principaux concurrents du MPLA lors du prochain scrutin.

Ces derniers ont chacun proposé un débat public pendant la campagne entre leurs chefs et celui du MPLA, le président José Eduardo dos Santos.

José Eduardo Dos Santos grand favori à sa propre succession

Le MPLA a répondu par une fin de non-recevoir, estimant que les débats n’avaient pas besoin de se limiter aux chefs de partis et que nombre de ses cadres étaient capables de s’exprimer.

Cette réponse du MPLA intervient après que l’Unita ait considéré en début de semaine que les propos tenus par le ministre des Anciens combattants et membre du MPLA, Kundi Paihama, lors d’un meeting, incitaient à la violence et violaient la loi électorale.

Des manifestations de l’opposition sont prévues les 12 et 28 août prochains. Le MPLA a indiqué qu’il laissait les autorités compétentes se charger du maintien de l’ordre public.

Les élections générales du 31 août prochain seront les troisièmes seulement depuis l’indépendance de l’Angola en 1975. Lors du dernier scrutin, en 2008, le MPLA a remporté plus de 80% des suffrages contre 10% pour l’Unita.

Selon la nouvelle Constitution, adoptée en 2010, le chef du parti vainqueur des élections législatives deviendra président de la République. José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt 33 ans, est le grand favori du scrutin, même s’il n’a jamais remporté un seul scrutin présidentiel au cours de sa longue carrière.

(Avec AFP)

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