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Tunisie : après Sidi Bouzid, Kasserine en effervescence

Les émeutes du 9 août à Sidi bouzid ont fait 5 blessés légers. © AFP

Des habitants de Kasserine ont manifesté, vendredi 10 août, pour réclamer une meilleur indemnisation des victimes de la révolution de 2011. La politique du parti islamiste Ennahdha, au pouvoir, concentre toutes les critiques.

Les slogans antigouvernementaux de Sidi Bouzid ont trouvé de l’écho dans une autre ville martyre de la révolution tunisienne : Kasserine (Centre-Ouest). Plusieurs dizaines de personnes y ont manifesté devant le siège du gouvernorat, vendredi 10 août, pour réclamer que les victimes du soulèvement contre le régime de ben Ali soient indemnisées décemment.

Les manifestants ont baptisé leur action de « vendredi de l’invasion » car ils ont réussi à pénétrer dans la cour du bâtiment pour y crier leur mécontentement envers la politique du gouvernement dirigé par le parti Ennahdha. Contrairement à ce qui s’est produit la veille dans la ville voisine de Sidi-Bouzid, berceau de la révolution, les policiers ont agi avec calme et discernement, sans faire usage de gaz lacrymogènes ni de tirs de balles en caoutchouc. Et ils ont obtenu que la manifestation se disperse sans heurts.

Dossier complexe

Les habitants en colère, pour la plupart des proches des victimes de la révolution, se sont ensuite regroupés dans le centre-ville, certains mettant le feu à des pneus de voiture. Une marche pacifique était prévue dans l’après-midi après la prière pour protester contre Ennahdha, qui a pris la décision d’indemniser aussi les prisonniers politiques de l’ancien régime, pour la plupart islamistes, alors que beaucoup de victimes de 2011 sont mécontentes des réparations qui leur ont été accordées par le gouvernement. Quand ils en ont eu une.

(Avec AFP)

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