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Côte d’Ivoire : six suspects arrêtés après les attaques contre les FRCI à la frontière libérienne

Un soldat ivoirien patrouille près du village de Saho, à la frontière du Liberia, le 17 juin. © AFP

Six civils ivoiriens qui “fuyaient la Côte d'Ivoire pour le Liberia” ont été arrêtés, mardi 14 août au soir, par les autorités libériennes. Ils sont souçonnés d’être impliqués notamment dans l'attaque, lundi, du poste de l'armée ivoirienne de Pehekambly, près de la frontière entre les deux pays.

Six civils ivoiriens qui « fuyaient la Côte d’Ivoire pour le Liberia » ont été arrêtés, mardi 14 août au soir, par une « force mixte » libérienne composée de l’armée, des services de l’Immigration et de la police, a annoncé à la presse le ministre libérien de la Défense Brownie Samukai.

Selon lui, ces hommes sont souçonnés d’être impliqués dans l’attaque, lundi, du poste de l’armée ivoirienne de Pehekambly, près de la frontière et n’ont pas nié leur implication présumée. « Nous avons la preuve que les dissidents sont venus du territoire ivoirien, précisément de la région forestière de Bloléquin », proche de Touleupleu (ouest de la Côte d’Ivoire), a-t-il affirmé.

Jugement au Liberia ou en Côte d’Ivoire
                                    
Les suspects dont l’identité a été révélée par le ministre libérien de la Défense, sont « actuellement détenus à Toe Town », ville de l’Est libérien proche de la frontière ivoirienne, a-t-il ajouté. D’après lui, le Liberia a entamé des discussions avec la Côte d’Ivoire pour savoir s’il fallait juger les six hommes au Liberia ou les remettre aux autorités ivoiriennes.

Par ailleurs, sept autres Ivoiriens ayant fui au Liberia après l’assaut – cinq militaires, un policier et un civil – ont été placés en garde à vue dans le cadre des enquêtes ouvertes, a encore indiqué le ministre de la Défense.

D’après le gouvernement ivoirien, il ne fait aucun doute que l’attaque de Pehekambly a été menée par des « miliciens » favorables à l’ex-président Laurent Gbagbo et basés au Liberia, que les autorités ivoiriennes accusent d’avoir déjà mené des opérations dans la zone par le passé.

(Avec AFP)

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