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RDC : le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, en visite à Kinshasa

Le ministre belge des Affaires étrangères doit également se rendre à Kigali. © AFP

Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères, est à Kinshasa du 20 au 25 août. Il a rencontré lundi son homologue congolais, Raymond Tshibanda, avec lequel il a évoqué la situation sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Arrivé à Kinshasa lundi 20 août, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a rencontré son homologue congolais Raymond Tshibanda avec lequel il a évoqué la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à la rébellion armée du M23. Le chef de la diplomatie belge se rendra ensuite au sud du pays, à Lubumbashi, puis à l’est, à Bukavu et Goma, avant de gagner le Rwanda le 25 août.

Le gouvernement congolais et l’ONU accusent le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali dément. Didier Reynders a dit espérer « voir dans les prochains jours une action conjointe (des deux pays) pour stopper cette rébellion ».

Le ministre belge a souhaité que la force des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) serve de base à la force neutre, dont le principe a été accepté par la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL), et à laquelle « des éléments viendraient s’adjoindre. (…) Le temps ne joue pas en faveur de la reconstruction d’un État de droit » a ajouté Didier Reynders.

Attentif au procès Chebeya

Le chef de la diplomatie belge a également évoqué plusieurs autres sujets de politique intérieure. Il a affirmé que la Belgique « suivait avec attention » le procès en appel des assassins présumés du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya, qui, selon lui, doit se dérouler dans un « délai court et dans la plus grande transparence ».

Didier Reynders a également salué la volonté de réforme affichée par la RDC, dont l’Assemblée nationale doit se saisir dès le 15 septembre d’une réforme de la commission électorale. Les élections provinciales doivent être organisées « le plus rapidement possible, dans l’année qui vient », a-t-il souhaité. Le ministre belge doit encore rencontrer le chef du gouvernement congolais, Augustin Matata Ponyo, et les responsables des deux assemblées, alors qu’un rendez-vous avec le chef de l’État Joseph Kabila était envisagé.

(Avec AFP)
 

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