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Gabon : un procureur affirme que l’opposant Mba Obame « sera interpellé »

L'opposant gabonais est rentré de Paris le 11 août 2012. © AFP

André Mba Obame "sera interpellé", a affirmé une procureure, lundi 20 août. Le motif de cette arrestation serait l'organisation par le parti dissous de l'opposant gabonais, l'Union nationale (UN), d'une manifestation qui a dégénéré en violences, le 15 août.  

Rentré de Paris le 11 août, l’opposant André Mba Obame pourrait être entendu par la justice gabonaise. C’est en tout cas ce qu’a annoncé la procureur Sidonie-Flore Ouwé, visiblement en service commandé. « Je vous assure que M. Mba Obame sera interpellé », a-t-elle lancé lundi 20 août lors d’une conférence de presse.

La procureur n’a pas précisé dans quel cadre serait faite cette interpellation. « J’avoue que c’est une question qui n’est pas tout à fait au cœur de mon intervention mais qui a un lien avec les événements que nous déplorons aujourd’hui », a dit Mme Ouwé. « Ce qui est sûr et certain, je vous le dis, c’est qu’il sera interpellé. Pas en tant que coupable. La présomption d’innocence sera également assurée à M. Mba Obame comme à tous ceux qui sont arrêtés [dans le cadre de la manifestation, NDLR] présentement », a-t-elle ajouté.

Une quarantaines de personnes arrêtées

« Ces événements [du 15 août, NDLR] sont consécutifs à l’appel lancé par M. Mba Obame André et ses compagnons politiques », a-t-elle commenté. Le parti dissous de l’opposant gabonais, l’Union nationale (UN), a organisé une manifestation qui a dégénéré en violences. La procureur a fait état d’une quarantaine de personnes arrêtées, sur trois sites. « Aucun signalement n’a été donné aux forces de sécurité sur le fait qu’une personne sans vie aurait été retrouvée sur les lieux de la manifestation », a-t-elle aussi indiqué, faisant référence aux déclarations de l’opposition gabonaise.

Selon l’UN, les troubles ont fait un mort, une jeune femme asthmatique ayant apparemment très mal réagi aux gaz lacrymogènes. Mais pour le pouvoir, il s’agit d’une mort naturelle. Sidonie-Flore Ouwé s’est contenté d’évoquer « deux blessés légers » et « une jeune femme arrivée décédée » à l’hôpital de Libreville. « Le corps ne présentait aucune lésion corporelle apparente. Aucune autopsie n’a été pratiquée sur la victime pouvant déterminer les causes du décès », a-t-elle déclaré.

(Avec AFP)

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