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Côte d’Ivoire : Laurent Akoun condamné à six mois de prison ferme

Laurent Akoun a été arrêté le 26 août, à 80 kilomètres à l'ouest d'Abidjan. © AFP

Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) a été condamné vendredi 31 août à six mois de prison ferme pour trouble à l'ordre public. Sa défense a annoncé qu'elle fera appel.

Les débats ont fait rage pendant quatre heures. Et ils n’ont pas tourné en faveur de Laurent Akoun. Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme pour trouble à l’ordre public.

« C’est une déception. On a compris tout le long des questions posées par le parquet que c’est un verdict politique », a dénoncé l’un des avocats de M. Akoun, Me Toussaint Zahui Dako, annonçant que la défense comptait faire appel.

M. Akoun avait été arrêté le 26 août par la gendarmerie nationale dans la localité d’Adzope, à 80 kilomètres à l’ouest d’Abidjan.

Le procureur Allah Kouadio avait requis cinq ans de prison pour des propos tenus par le responsable du FPI lors d’une réunion avec des militants qui avaient été repris dans la presse.

Retour à la Maison d’arrêt d’Abidjan

« Ces propos, accusant le président Alassane Ouattara de mentir et d’avoir voulu tuer Gbagbo, poussent à la révolte et sont de nature à menacer l’ordre public et à créer des troubles politiques graves », a lancé le procureur, fustigeant un appel à l’insurrection.

M. Akoun est reparti vers la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), où il est détenu depuis le début de la semaine. Sa défense avait réclamé une relaxe pure et simple, jugeant l’accusation infondée.

Le président du tribunal, le juge Braman Koné, a interrogé Laurent Akoun sur un éventuel lien entre les propos incriminés et les attaques contre l’armée qui ont commencé quelques jours plus tard, suscitant un tollé dans l’assistance où étaient présents des responsables du FPI.

La Côte d’Ivoire connaît actuellement son plus sérieux regain de tension depuis la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait environ 3 000 morts.

(Avec AFP)
 

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