Fermer

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara veut mettre au pas les FRCI

Alassane Ouattara, le 26 août 2012 à Abidjan. © AFP

Violations de domiciles privés, arrestations arbitraires, passages à tabac ou détentions illégales dans les casernes se sont multipliées à un rythme effréné ces dernières semaines en Côte d’Ivoire. Mais le président Alassane Ouattara a donné des consignes fermes pour que cessent ces exactions, commises par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Les FRCI n’auront bientôt plus la liberté de procéder à des arrestations en dehors de toute procédure légale. Ainsi en a décidé le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, qui a récemment « donné des instructions fermes en ce sens aux ministres en charge de la Défense et de la sécurité, ainsi qu’aux grands commandements. Et il a été très clair pour que cessent notamment les détentions illégales dans les casernes ou les incursions sans mandat dans les domiciles privés », confie à Jeune Afrique un membre du gouvernement.

Une décision qui n’est pas étrangère à l’accentuation de la pression diplomatique sur le régime. « Depuis fin août, le président a été interpelé par les chancelleries occidentales et africaines sur les dérives des FRCI, qui mettent en péril l’État de droit », confie un proche de Ouattara. Le 6 septembre notamment, une délégation américaine conduite par l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Philip Carter III, s’est entretenue avec le président. Les questions bilatérales, les droits de l’Homme et le renforcement de la justice ivoirienne ont été au cœur des discussions.

Électrons libres

Prenant prétexte de la vague d’attaques qu’a connu le pays au cours de la première quinzaine du mois d’août, des éléments des FRCI commandés par d’anciens chefs de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) se sont mis à faire la police et la justice eux-mêmes. Beaucoup de commandants continuent d’évoluer en électrons libres, échappant au contrôle de leur hiérarchie dirigée par le général Soumaila Bakayoko, chef d’état-major des Armées.

___

Baudelaire Mieu, à Abidjan

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici