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Nord-Mali : à Gao, le Mujao ampute le pied gauche et la main droite d’au moins quatre voleurs présumés

Des combattants du Mujao, à Gao, en août 2012. © AFP

Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) aurait, selon des témoins, coupé le pied gauche et la main droite d’un présumé voleur, à Gao, lundi 10 septembre. Un châtiment exécuté en place publique, alors que trois autres de même nature auraient eu lieu précédemment, "en privé", et qu'un cinquième serait en préparation.

Mis à jour le 11/09 à 09h32.

Le Mujao a une nouvelle fois appliqué sa « justice », pour le moins sommaire, au Mali. Lundi 10 septembre, des témoins, joints par l’agence de presse Xinhua, ont rapporté que les islamistes avaient coupé la main droite et le pied gauche d’un présumé voleur, sur la place publique de Gao.

« Lorsque les gens du Mujao ont amené cet homme à la place publique de Gao, nous leur avons demandé ce qu’ils reprochaient à ce jeune d’une trentaine d’années. Les mêmes gens du Mujao nous ont fait savoir que cet homme et quatre autres personnes avaient volé », ont indiqué les témoins de la scène.

"Personne ne peut nous empêcher de faire ça"

Selon ces mêmes personnes, au moins trois des quatre autres voleurs présumés avaient déjà subi le même châtiment « en privé ». « Ils avaient déjà coupé les pieds gauches et les mains droites des autres voleurs [l’un d’eux serait en fait dans l’attente de l’application de la peine, NDLR]. Ils nous ont dit : "Nous avons décidé d’amener le 5e sur la place publique de Gao afin que tout le monde le voit"», ont encore expliqué les témoins. Les responsables du Mujao reprocheraient à ces cinq condamnés de s’être attaqués à des voyageurs, il y a environ un mois, alors que ceux-ci partaient à Niamey, au Niger.

Ces mêmes islamistes avaient pratiqué, mercredi 8 août à Ansongo, leur première amputation d’un voleur présumé. « C’est la loi de Dieu. (…) Personne ne peut nous empêcher de faire ça », avaient-ils alors déclaré. Ils avaient également assuré qu’ils ne s’arrêteraient pas là. Ils ont vraisemblablement tenu parole.

(Avec Xinhua)

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