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Procès Chebeya : l’audience en appel reportée à une date ultérieure au sommet de la Francophonie

Floribert Chebeya, assassiné en 2010 à Kinshasa. © DR

L’audience en appel du procès Chebeya a été reportée au 23 octobre 2012, soit une date ultérieure au sommet de la Francophonie qui doit se tenir du 12 au 14 octobre à Kinshasa. Dolly Ibefo, directeur exécutif de la Voix des sans Voix, l'ONG fondée par Floribert Chebeya, dénonce une volonté de "déni de justice".

L’audience du procès en appel des policiers accusés de l’assassinat du militant des droits de l’Homme Floribert Chebeya, prévue mardi 11 septembre, devra attendre. Elle a été repoussée au 23 octobre, date située après le sommet de la Francophonie, qui doit se tenir du 12 au 14 octobre dans la capitale congolaise. « Ce sont des manœuvres dilatoires qui visent le déni de justice et la consécration de l’impunité en République démocratique du Congo », a dénoncé Dolly Ibefo, directeur exécutif de la Voix des sans Voix, l’ONG fondée par Floribert Chebeya.

Le report « cherche à protéger le général John Numbi pour qu’il ne soit pas inculpé », a poursuivi Ibefo. La Haute cour militaire devait en effet dire si elle autorisait la comparution de John Numbi, chef de la police suspendu de ses fonctions et considéré par les parties civiles comme le « suspect numéro un » dans cette affaire.

"Le ministère empêche de diligenter des enquêtes"

« Nous avons présenté de nouveaux éléments qui peuvent amener à la vérité mais le ministère public dit qu’on ne peut plus en ajouter d’autres. Il devrait diligenter des enquêtes supplémentaires mais il les empêche », a ajouté Dolly Ibefo.

En première instance, le tribunal a condamné à mort le colonel Daniel Mukalay, numéro deux des services spéciaux de la police et principal suspect. Un autre policier avait été condamné à la prison à perpétuité et trois autres ont été acquittés. Mais tous sont rejugés depuis le 19 juin.

Floribert Chebeya, avait été retrouvé mort le 1er juin 2010 dans sa voiture près de Kinshasa, les poignets portant des traces de menottes. Il s’était rendu la veille à un rendez-vous à l’inspection général de la police, accompagné par son chauffeur, Fidèle Bazana, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

(Avec AFP)

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