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Tunisie : deux morts dans l’attaque de l’ambassade américaine par des islamistes

Écrit par Frida Dahmani, à Tunis

Les forces de l'ordre n'ont pas su contenir les manifestants à Tunis. © Reuters

Plusieurs centaines de manifestants ont pris d'assaut, dans l'après-midi du 14 septembre, l'ambassade américaine de Tunis, incendiant deux de ses bâtiments et hissant le drapeau noir des radicaux islamistes. Le bilan officiel provisoire des violences fait état de deux morts et vingt-huit blessés, dont deux dans un état critique.

Mis à jour le 15/09 à 09h49.

Malgré une surveillance renforcée et impressionnante autour de l’ambassade américaine de Tunis, environ un millier de salafistes en ont forcé l’entrée et mis le feu à deux de ses bâtiments, après avoir fait de même avec l’école américaine de Tunis. Une épaisse fumée noire était visible de l’extérieur. Les manifestants ont été jusqu’à hisser le drapeau noir sur un des mâts de la représentation diplomatique, à la place de la bannière étoilée. Les barbus n’étant armés que de bâtons et de pierre, on s’interroge à Tunis sur l’éventualité d’une collusion, au moins de fait, entre les forces de l’ordre et les salafistes. L’armée a commencé à intervenir, appuyée par trois chars, et des coups de feu retentissent.

Selon un premier bilan sprovisoire du ministère de la Santé, citée par l’agence officielle TAP, les violences ont fait au moins deux morts et vingt-huit blessés, dont deux sont dans un état critique. Vers 18 heures locales, la manifestation avait été finalement dispersée, après trois heures d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Les islamistes entendaient protester contre un film anti-islam, Innocence of Muslims, qui a déja provoqué de nombreuses violences à travers le monde. Mardi 11 septembre, quatre fonctionnaires américains sont morts à Benghazi, en Libye, dont l’ambassadeur américain dans ce pays, Christopher Stevens.

>> Film anti-islam, un vendredi de braise dans le monde arabo-musulman

>> "Innocence of Muslims" : le "making off" d’un long outrage

Un reportage de Al-Jazira :

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