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Nord-Mali : nouvelle destruction d’un mausolée musulman, au nord de Gao

Par Jeune Afrique

Capture d'écran de la détruction d'un mausolée à Tombouctou, le 1er juillet 2012. © AFP

Les djihadistes du Nord-Mali ont encore frappé. Après les mausolées de Tombouctou, c'est le tombeau d'un saint de la communauté kounta qui a été la cible de leur fureur destructrice, samedi 15 septembre au nord de Gao.

Certains tournent des films insultant le Prophète et la communauté musulmane tandis que d’autre profanent des tombeaux soufis… au nom de leur religion. Les mêmes sortiraient-ils dans la rue pour dénoncer ce genre de destruction si elles étaient commises par des chrétiens ? Nul ne le sait, mais une chose est sûre : c’est avec des « marteaux, des pioches » qu’une douzaine de djihadistes, selon des sources concordantes, sont arrivés samedi 15 septembre sur le site du mausolée de Cheik El Kébir, à 330 kilomètres au nord de Gao. Avant d’entreprendre de le démolir méticuleusement.

« Aujourd’hui [lundi, NDLR] à Gao, les islamistes se sont vanté d’avoir détruit le mausolée de l’érudit Cheikh El Kébir. Ils ont affirmé avoir cassé le mausolée samedi. C’est un crime », a déclaré un notable de la ville de Gao, sous couvert de l’anonymat.

Mausolée de la communauté des Kountas

Selon plusieurs sources, dont un élu de la région, l’exaction a été commise par des hommes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). « Le mausolée de Cheik El kébir a été détruit au nord de Gao. C’est vrai. Les islamistes ont confirmé ça. Il y a un autre mausolée qu’ils vont bientôt détruire », a affirmé de son côté Oumar Ould Gaddy, un ressortissant de la localité de Gao, réputé très proche du Mujao.

Le mausolée était très important pour les Kountas, considérés comme la communauté maraboutique des arabes sahéliens, présents notamment au Mali, en Algérie, en Mauritanie et au Niger.

Cette destruction suit celle de plusieurs autres mausolées de saints musulmans, à Tombouctou (nord-ouest), ville classée patrimoine mondial en péril par l’Unesco.

(Avec AFP)

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