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Crise malienne : François Hollande exhorte le Conseil de sécurité à se réunir « au plus vite »

Par Jeune Afrique

François Hollande réclame une convocation urgente du Conseil de sécurité pour le Mali. © AFP

François Hollande a demandé une convocation rapide du Conseil de sécurité de l’ONU afin qu’il se penche sur la requête formulée par le Mali réclamant une intervention ouest-africaine pour reprendre le nord du pays, tombé aux mains des islamistes.

François Hollande a pressé, mercredi 26 septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France est membre, de se réunir « au plus vite ». Le président français souhaite qu’il examine sans plus attendre la requête du Mali, qui a sollicité de sa part un mandat pour une intervention militaire ouest-africaine. Le déploiement des troupes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) viserait à reprendre le nord du pays, aux mains des islamistes depuis mars 2012.

Plus précisément, c’est au cours d’une réunion consacrée à la crise sahélienne, qui se tenait en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 26 septembre, que Hollande a indiqué que « la France demande au plus vite une nouvelle convocation du Conseil de sécurité de l’ONU pour examiner la demande malienne d’une force de stabilisation pour organiser la reconquête du nord Mali ».

"Une menace qui concerne l’ensemble du monde"

Le président français a ajouté que « ce qui se produit au nord Mali est une menace pour l’Afrique de l’ouest, le Maghreb, et c’est également un risque pour l’ensemble de la communauté internationale ». La veille, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le locataire de l’Élysée avait souligné que la « nécessité de libérer » les six otages français dans la région ne devait pas « passer par un renoncement à assurer l’intégrité du Mali. (…) Quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes (…) alors nous sommes devant une menace qui concerne l’ensemble du monde », a-t-il déclaré.

Désignation d’un émissaire de l’ONU

M. Hollande s’est également félicité de la décision du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de nommer un envoyé spécial pour le Mali. Le nom de cet émissaire n’a, pour l’heure, pas été communiqué.

La semaine dernière, Dioucounda Traoré, président du Mali, et Cheikh Modibo Diarra, Premier ministre, ont officiellement transmis une demande de résolution du Conseil de sécurité à Ban Ki-moon. Celle-ci vise à autoriser une intervention militaire internationale qui serait effectuée par les troupes de la Cedeao.

L’ONU avait affirmé qu’elle ne voyait pas d’objection à un déploiement de forces ouest-africaines au Nord-Mali à condition qu’une feuille de route précise concernant l’opération soit transmise à l’organisation internationale.

(Avec AFP)

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