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Le Ghana réaffirme qu’il ne sera pas une « base d’opérations » contre la Côte d’Ivoire

Par Jeune Afrique

John Dramani Mahama s'exprimant devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 26 septembre. © AFP - Stan Honda

Le président ghanéen John Dramani Mahama, a assuré devant l’Assemblée générale de l’ONU qu’il ne permettrait pas que son pays serve de "base d'opérations destinées à saper la sûreté et la sécurité d'une autre nation". Une déclaration qui intervient alors que les relations entre la Côte d'Ivoire et le Ghana se sont tendues après l’attaque d’un poste-frontière ivoirien depuis le Ghana, dans la nuit du 20 au 21 septembre.

John Dramani Mahama s’est exprimé, le 26 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, au sujet des « tensions en cours en Côte d’Ivoire ». Le président ghanéen a une nouvelle fois que son pays « n’accueillera aucun individu ou groupe ayant l’intention d’utiliser le Ghana comme une base d’opérations destinées à saper la sûreté et la sécurité d’une autre nation ».

Cette déclaration, visant à apaiser les esprits, fait suite à l’attaque du poste frontière ivoirien de Noé, à environ 170 km à l’est d’Abidjan, dans la nuit du 20 au 21 septembre, par des hommes armés venus du Ghana, selon Abidjan.

Suite à l’assaut, la Côte d’Ivoire avait immédiatement pris la décision de fermer ses frontières terrestre, maritime et aérienne avec son voisin. Les vols entre les deux pays ont néanmoins repris le 24 septembre, après trois jours d’interruption.

Le lendemain, la libération sous caution de Justin Koné Katinan par la justice ghanéenne, ne laissait pas présager d’un réchauffement des relations entre les deux États, alors que la Côte d’Ivoire réclame toujours l’extradition sur son sol de l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo, visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne pour « crimes économiques ».

Le Ghana, refuge pour les pro-Gbagbo

Le Ghana, qui partage une frontière de 700 km avec la Côte d’Ivoire, représente un refuge pour de nombreux responsables politiques et militaires du régime Gbagbo. Depuis août, les forces de sécurité ivoiriennes sont la cible d’une série d’attaques. Abidjan estime qu’elle sont le fait des partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, dont le parti dément cependant toute implication.

À travers un communiqué, le ministère des Affaires étrangères ghanéen a fait savoir qu’Accra « est particulièrement inquiet face aux accusations répétées selon lesquelles les incursions proviennent » de son territoire. « Les deux pays enquêtent conjointement sur ces incidents », est-il précisé. Lors d’une visite à Abidjan, le 5 septembre, M. Mahama avait déjà promis qu’il ne permettrait pas que son pays serve de « base arrière » pour déstabiliser la Côte d’Ivoire.

(Avec AFP)

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