Fermer

Côte d’Ivoire : détenu au Ghana, Justin Koné Katinan fait face à des accusations de meurtre

Par Jeune Afrique

Justin Kone Katinan, en 2010. © AFP

Lundi 1er octobre, Justin Koné Katinan, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo détenu au Ghana, a refusé de signer l'acte d'accusation de la justice ivoirienne qui l'accuse du meurtre de deux hommes. La justice ghanéenne a quant à elle accordé un délai de deux semaine à Interpol pour lui donner tous les éléments du dossier.

Mis à jour le 2/10 à 08h29.

Ce sont des crimes de sang commis en Côte d’Ivoire qui valent aujourd’hui à Justin Koné Katinan, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo, d’être mis en détention préventive au Ghana, où il est exilé depuis la fin de la crise postélectorale, en avril 2011.

Dernier ministre du Budget de Laurent Gbgabo, Koné Katinan a été arrêté à plusieurs reprises. Il avait notamment été libéré sous caution, le 25 septembre, puis à nouveau interpellé, vendredi dernier. Son cas, ainsi que des incidents à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont abouti à un bras de fer entre les deux pays, le premier ayant fermé ses frontières terrestres et maritimes avec le second.

Mandat d’arrêt

La justice ivoirienne a lancé contre Justin Koné Katinan un mandat d’arrêt international après l’avoir inculpé de conspiration, de crimes économiques et plus récemment du meurtre de deux hommes, à Abidjan en mars 2011.

Lundi 1er octobre, des policiers ivoiriens se présentent devant lui avec l’acte d’accusation qu’il lui demandent de signer. Mais l’intéressé refuse de s’exécuter en l’absence de son avocat. Il demande des détails sur les faits qui lui sont reprochés. À ce moment, les fonctionnaires précisent qu’il s’agit des meurtres de Kamagaté Seydou, 83 ans, un soudeur tué le 29 mars, ainsi que d’un certain Diabaté Drissa, 37 ans, un négociant à Port-Bouët.

Katinan rétorque alors qu’il ne se reconnaît pas dans de telles accusations et qu’il ne dira plus rien avant d’avoir parlé à son avocat. Puis, l’ancien porte-parole est présenté au juge du district où il est détenu. Celui-ci réclame les éléments d’accusation à Interpol Ghana, qui demande un délai de deux semaines pour réunir le dossier complet, en coopération avec la Côte d’Ivoire qui, de son côté, réclame l’extradition de Katinan. Jusque là, ses avocats ont prétendu qu’il n’était pas extradable car il bénéficie du statut de réfugié. Mais cette immunité ne concerne pas les crimes de sang…

 

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici