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Côte d’Ivoire : le général Dogbo Blé ouvre le premier des grands procès de la crise postélectorale

Le général Brunot Dogbo Blé lors de son arrestation, le 15 avril 2011, à abidjan. © AFP

Une quarantaine de militaires pro-Gbagbo doivent être jugés dans les prochains mois pour leur participation présumée à des crimes commis pendant la crise postélectorale ivoirienne. Le premier de ces procès s'est ouvert le 2 octobre. Il concerne l’ancien chef de la Garde républicaine, Brunot Dogbo Blé.

Depuis mardi 2 octobre, ils sont cinq militaires à affronter leurs juges dans ce qui s’annonce comme le premier des grands procès de la crise postélectorale qui a conduit à la chute de l’ancien président Laurent Gbagbo, en avril 2011. Parmi eux, le général Brunot Dogbo Blé fait figure de l’un des principaux piliers sécuritaires de l’ancien régime. Habillé en civil, l’ex-chef de la très redoutée Garde républicaine est entré dans une salle bondée du palais de justice du Plateau, un quartier d’Abidjan, pour y être jugé en compagnie d’un autre officier et de trois sous-officiers ivoiriens.

Un important dispositif de sécurité était déployé autour du palais pour une audience qui a débuté avec plusieurs heures de retard. Défendus par dix-sept avocats, les cinq hommes sont inculpés de l’assassinat, de l’enlèvement ou de complicité dans l’assassinat du colonel-major à la retraite Adama Dosso, en mars 2011. Celui-ci avait été arrêté alors qu’il sortait du Golf Hôtel, à l’époque quartier général du président élu, Alassane Ouattara, dont il était proche.

Une quarantaine de militaires visés

En tout, selon le procureur militaire Ange Kessi, une quarantaine de militaires pro-Gbagbo seront prochainement jugés dans une série de procès, notamment pour séquestrations suivies de meurtres, viols et vols. Si Dogbo Blé est inculpé de plusieurs crimes par la justice militaire, le chef de génocide a également été retenu contre lui par la justice civile.

Avec deux autres officiers, il est en particulier inculpé de complicité dans l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de la junte tué le 19 septembre 2002, jour du coup d’État raté contre Gbagbo. Le principal accusé dans ce dossier est le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », l’ex-chef de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo.

(Avec AFP)

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